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Actualités - Analyse

éclairage - L’Irak et l’Iran veulent tourner la page de la guerre

Le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari a déclaré hier avoir l’intention d’examiner avec son homologue iranien Kamal Kharazi, attendu aujourd’hui à Bagdad, plusieurs questions et « clore le dossier de la guerre » sanglante qui avait opposé les deux pays de 1980 à 1988. « Nous aurons à examiner de nombreuses questions, y compris la non-ingérence, la coopération et l’économie, et la fermeture du dossier de la guerre », a dit M. Zebari. La visite à Bagdad de M. Kharazi intervient deux jours après celle de la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, venue dimanche en Irak plaider en faveur d’une alternative politique à la violence, avec l’idée force de faire participer les sunnites au processus politique dominé par les chiites. La victoire des chiites aux élections générales de janvier et la formation d’un gouvernement dirigé par un représentant de la communauté majoritaire en Irak, le chiite Ibrahim al-Jaafari, ont été bien accueillies par Téhéran. Avant cela, l’ancien vice-Premier ministre, le Kurde Barham Salem, s’était rendu à Téhéran en août au milieu d’accusations sur des ingérences iraniennes dans les affaires irakiennes. Mais les temps ont changé depuis, et les dirigeants irakiens se déclarent préoccupés plutôt par les infiltrations de combattants des voisins sunnites que par les ingérences du grand voisin iranien chiite à 90 %. Le président iranien Mohammed Khatami a exprimé sa « satisfaction » après la formation le 29 avril du cabinet Jaafari et a offert la coopération de son pays dans les domaines économique et politique, ainsi que dans la reconstruction. Bagdad et Téhéran avaient repris en septembre 2004, 24 ans après le début de la guerre, des relations diplomatiques entières et ce en dépit de la présence de forces américaines en Irak. Cependant, les contentieux restent considérables. L’Iran et l’Irak n’ont toujours pas signé de traité de paix. L’Iran entretient le culte de ses « martyrs » morts dans les huit ans de guerre. Des Iraniens continuent aujourd’hui de succomber aux effets des armes chimiques employées par les Irakiens. L’Iran a condamné l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003 tout en se cantonnant dans une « neutralité active », trop heureux de la chute de l’ancien président Saddam Hussein. Les relations se sont réchauffées depuis, mais la présence de troupes américaines a compliqué la normalisation. L’Iran se défend de se servir du terrain irakien contre les États-Unis et dit vouloir la stabilité chez son voisin. Beth POTTER (AFP)

Le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari a déclaré hier avoir l’intention d’examiner avec son homologue iranien Kamal Kharazi, attendu aujourd’hui à Bagdad, plusieurs questions et « clore le dossier de la guerre » sanglante qui avait opposé les deux pays de 1980 à 1988. « Nous aurons à examiner de nombreuses questions, y compris la non-ingérence, la coopération et l’économie, et la fermeture du dossier de la guerre », a dit M. Zebari.
La visite à Bagdad de M. Kharazi intervient deux jours après celle de la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, venue dimanche en Irak plaider en faveur d’une alternative politique à la violence, avec l’idée force de faire participer les sunnites au processus politique dominé par les chiites.
La victoire des chiites aux élections...