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Actualités - Chronologie

Mesures de sécurité sans précédent à Moscou

Quarante avions et hélicoptères dans le ciel, 35 000 policiers et agents de sécurité dans les rues, le centre fermé en partie aux voitures : les mesures de sécurité ont fait de Moscou une ville quasiment fermée à la veille des cérémonies du 60e anniversaire de la victoire. Ces mesures sans précédent s’expliquent par la crainte d’un attentat indépendantiste tchétchène : il y a un an, jour pour jour, la fête de la victoire à Grozny s’était terminée dans le sang, une bombe tuant le président prorusse Akhmad Kadyrov alors qu’il assistait dans un stade à la parade du 9 mai. Et jeudi dernier, les forces russes en Tchétchénie ont annoncé avoir intercepté un camion-bombe chargé de 1 200 kilos d’explosifs munis d’un système de mise à feu par radio. Le souvenir du 11 septembre 2001 étant également bien présent, le ciel de la capitale russe sera bien surveillé. Quarante avions et hélicoptères de combat y patrouilleront aujourd’hui et le chef de l’armée de l’air russe, le général Vladimir Mikhaïlov, a souligné que la loi russe permettait d’utiliser les systèmes de défense antiaérienne contre des avions de ligne dont un commando terroriste aurait pris le contrôle. Une soixantaine de dirigeants et personnalités politiques du monde entier ont commencé à arriver hier à Moscou pour des cérémonies grandioses dont le point d’orgue sera une parade militaire ce matin sur la place Rouge. À la veille de leur arrivée, la ville s’est couverte de milliers de drapeaux et les jets d’eau de nombreuses fontaines sont devenus multicolores même en plein jour, grâce à un éclairage spécial. Si des dizaines de manifestations, concerts et spectacles ont été organisés pour eux à Moscou, de nombreux habitants ont suivi le conseil des autorités et choisi de passer le week-end prolongé par deux jours fériés à la datcha, autrement dit dans leur maison de campagne dont des millions sont disséminées autour de la capitale. Le métro, théâtre de plusieurs attentats ces dernières années, était bien surveillé, et pour sortir de certaines stations du centre il allait falloir exhiber un laissez-passer spécial. Même sur les rivières Moskova et Iaouza, la police fluviale était sur le qui-vive. Les dirigeants étrangers visiteront un « Moscou sans Moscovites », a résumé la situation le quotidien libéral Kommersant. Les policiers, qui vérifiaient dès hier l’identité de certains passants ou automobilistes, avaient par ailleurs reçu la consigne de faire un effort particulier de politesse... « y compris à l’égard des gens ayant bu », a rapporté la radio Echo de Moscou.
Quarante avions et hélicoptères dans le ciel, 35 000 policiers et agents de sécurité dans les rues, le centre fermé en partie aux voitures : les mesures de sécurité ont fait de Moscou une ville quasiment fermée à la veille des cérémonies du 60e anniversaire de la victoire.
Ces mesures sans précédent s’expliquent par la crainte d’un attentat indépendantiste tchétchène : il y a un an, jour pour jour, la fête de la victoire à Grozny s’était terminée dans le sang, une bombe tuant le président prorusse Akhmad Kadyrov alors qu’il assistait dans un stade à la parade du 9 mai. Et jeudi dernier, les forces russes en Tchétchénie ont annoncé avoir intercepté un camion-bombe chargé de 1 200 kilos d’explosifs munis d’un système de mise à feu par radio.
Le souvenir du 11 septembre 2001 étant également bien...