Birmanie
11 morts dans des attentats sans précédent à Rangoun
le 08 mai 2005 à 00h00
Onze personnes ont été tuées dans des attentats hier à Rangoun, a annoncé la junte au pouvoir, tandis que des témoins évoquaient un bilan de plusieurs dizaines de morts après les attaques les plus meurtrières en Birmanie en plus de 40 ans de régime militaire.
Onze personnes ont été tuées et 162 blessées dans des attentats quasi simultanés contre deux centres commerciaux haut de gamme – Dagon et Junction 8 – et au Trade Center de Rangoun, où la Thaïlande organisait une foire exposition, a annoncé en soirée la radio officielle birmane. La télévision a accusé les guérillas des minorités ethniques des Karens, Shans, Karennis et l’opposition prodémocratique en exil.
On indiquait de source hospitalière ne pas être en mesure de fournir de bilan alors que les morts et blessés ne cessaient d’affluer mais qu’au moins 200 personnes avaient été blessées. Des témoins interrogés par l’AFP ont évoqué plusieurs dizaines de morts sur les trois sites, bondés en plein après-midi.
Un Birman qui se trouvait au centre commercial de Dagon a indiqué à l’AFP avoir vu une vingtaine de corps : « J’ai compté au moins 20 personnes mortes, certaines avaient été décapitées, d’autres n’avaient plus leurs membres », a-t-il dit. « Les filles étaient couvertes de sang, leurs chemisiers étaient brûlés », a déclaré un chauffeur qui a vu, devant le centre commercial Dagon, des jeunes filles sautant à travers des vitrines éclatées. Ces attentats simultanés et sanglants sont inédits dans un pays gouverné d’une main de fer par une junte militaire qui a l’obsession de la sécurité. La Birmanie a connu ces derniers mois une série d’attentats à la bombe – essentiellement à Rangoun – mais avec des engins de faible puissance n’ayant pas fait de morts, hormis un attentat à Mandalay (centre) qui avait tué deux femmes en avril.
Les diplomates interrogés se perdaient en conjectures sur les auteurs de ces attentats.
Sans fournir la moindre explication, la télévision a accusé la KNU (l’Union nationale karen, l’une des plus vieilles guérillas du monde), la Shan State Army du Sud (guérilla de l’ethnie des Shan), le KNPP (Parti progressiste national de l’ethnie karennie) et le NCGUB, le gouvernement national de coalition, réunissant des opposants en exil. La KNU, la SSA-Sud et le KNPP figurent parmi les rares minorités ethniques de Birmanie à ne pas avoir signé d’accord de cessez-le-feu avec le gouvernement militaire de Rangoun.
Deux des trois groupes ethniques accusés par Rangoun ont immédiatement démenti toute implication.
Onze personnes ont été tuées dans des attentats hier à Rangoun, a annoncé la junte au pouvoir, tandis que des témoins évoquaient un bilan de plusieurs dizaines de morts après les attaques les plus meurtrières en Birmanie en plus de 40 ans de régime militaire.
Onze personnes ont été tuées et 162 blessées dans des attentats quasi simultanés contre deux centres commerciaux haut de gamme – Dagon et Junction 8 – et au Trade Center de Rangoun, où la Thaïlande organisait une foire exposition, a annoncé en soirée la radio officielle birmane. La télévision a accusé les guérillas des minorités ethniques des Karens, Shans, Karennis et l’opposition prodémocratique en exil.
On indiquait de source hospitalière ne pas être en mesure de fournir de bilan alors que les morts et blessés ne cessaient d’affluer mais...
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