Michel Eddé accuse Berry de violer la Constitution
le 06 mai 2005 à 00h00
Le président de la Ligue maronite, M. Michel Eddé, a critiqué le président de la Chambre, Nabih Berry, pour la lenteur avec laquelle il a réagi à la lettre que lui a adressée le président de la République.
« Berry se trompe, a déclaré M. Eddé. Il aurait dû convoquer la Chambre aussitôt après avoir reçu la lettre du président, afin que les députés en prennent connaissance dans les formes constitutionnelles, et non par l’intermédiaire de la presse. Il aurait de cette manière, et tout simplement, appliqué la Constitution, donnant ainsi aux députés la possibilité de manifester leur accord ou leur désaccord avec le chef de l’État. »
M. Lahoud est intervenu mardi soir dans la polémique sur la loi électorale en adressant une lettre au Parlement, le pressant d’adopter une loi assurant « la meilleure expression de la volonté du peuple ».
« Parce que la loi de l’an 2000, qui a mené à de profondes divergences au sein du peuple (...), reste en vigueur, parce qu’un nouveau texte n’a pas été pas adopté, il s’est avéré nécessaire d’adresser cette lettre à votre Assemblée », a indiqué M. Lahoud dans sa lettre.
« M. Lahoud a constaté que la situation est très grave, qu’il existe de profondes divergences au sein du peuple, une situation contre laquelle nous n’avons cessé de mettre en garde », s’est exclamé le président de la Ligue maronite, qui a rappelé que, depuis le 2 décembre dernier, il a lancé non moins de sept appels en ce sens.
Pour M. Eddé, la conduite du président de l’Assemblée nationale « est un viol de la Constitution et un retour à la loi de la jungle ». Il a donc exhorté à convoquer la Chambre le plus tôt possible, afin que les délais constitutionnels soient respectés.
Le chef de l’État avait estimé que la tenue, sur la base de la loi de l’an 2000, des élections législatives, prévues à partir du 29 mai, mènera à « une instabilité politique dans le pays » et à « une discrimination selon les régions ».
« Nous vous demandons de prendre ce sujet en considération (...) pour éviter ces dangers et tenir les élections législatives dans les délais constitutionnels, à l’ombre d’une loi qui assure la meilleure expression de la volonté du peuple souverain », avait conclu M. Lahoud.
Le président de la Ligue maronite, M. Michel Eddé, a critiqué le président de la Chambre, Nabih Berry, pour la lenteur avec laquelle il a réagi à la lettre que lui a adressée le président de la République.
« Berry se trompe, a déclaré M. Eddé. Il aurait dû convoquer la Chambre aussitôt après avoir reçu la lettre du président, afin que les députés en prennent connaissance dans les formes constitutionnelles, et non par l’intermédiaire de la presse. Il aurait de cette manière, et tout simplement, appliqué la Constitution, donnant ainsi aux députés la possibilité de manifester leur accord ou leur désaccord avec le chef de l’État. »
M. Lahoud est intervenu mardi soir dans la polémique sur la loi électorale en adressant une lettre au Parlement, le pressant d’adopter une loi assurant « la meilleure...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.