Privatisation : Ankara fait un appel du pied à Deutsche Telekom
Un membre du gouvernement turc fait un appel du pied au groupe allemand Deutsche Telekom dans le cadre de la privatisation en cours de l’opérateur national Turk Telekom, dans une interview à paraître aujourd’hui dans la presse allemande. L’opérateur allemand peut encore déposer une offre jusqu’à fin mai, a-t-il souligné à l’hebdomadaire alors que Deutsche Telekom aurait récemment renoncé à faire une offre pour Turk Telekom. Le gouvernement turc a lancé en novembre le processus d’appel d’offres pour la vente de 55 % du capital de la compagnie nationale de télécommunications. Le processus de privatisation de Turk Telekom – une entreprise disposant de 19 millions d’abonnés et de 61 000 employés – avait débuté en 1995 mais plusieurs tentatives, notamment en 2000, s’étaient soldées par des échecs pour des raisons politiques et juridiques, mais aussi à cause de conditions défavorables sur les marchés.
Shell : accord sur le gaz en Libye
Le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a passé un accord de long terme dans le gaz en Libye avec la compagnie nationale pétrolière libyenne, a annoncé le groupe hier. Cet accord s’inscrit dans le prolongement de celui, plus général, signé en mars 2004, qui prévoyait le retour du groupe anglo-néerlandais dans ce pays d’Afrique du Nord, où les investissements étrangers reprennent depuis qu’il a renoncé à la mise au point d’armes de destruction massive en décembre 2003. D’après ce nouvel accord, Shell va « rajeunir et valoriser » l’usine de Marsa al-Brega de gaz naturel liquéfié (GNL) pour un coût minimum de 105 millions de dollars, qui pourrait monter à 450 millions de dollars. Cela permettra à l’usine de produire quelque 3,2 millions de tonnes de GNL par an, contre 0,7 million actuellement. Shell obtient aussi des droits d’exploration gazière dans cinq blocs dans le bassin de Sirte, couvrant une superficie de 20 000 km2, pour un investissement minimum de 187 millions de dollars.
Carrefour vise la première place en Turquie grâce à deux acquisitions
Le groupe Carrefour a assuré hier qu’il allait devenir numéro un de la distribution alimentaire en Turquie grâce à deux acquisitions de distributeurs dans ce pays. Carrefour Turquie, la filiale du géant mondial de la distribution, a signé un accord avec Fiba Holdings pour acheter ses parts dans le turc Gima coté à la Bourse d’Istanbul et dans son concurrent Endi. D’après l’accord, Carrefour Turquie va acquérir 60 % de Gima, la troisième chaîne de supermarchés en Turquie exploitant 81 magasins.
La filiale du français va également acheter les 56 % que Fiba détient dans la chaîne de « hard-discount » Endi, la 4e du pays avec 45 magasins. Comme Gima contrôle directement les 44 % restants dans Endi, Carrefour détiendra au total, 82,4% d’Endi.
Début du processus de privatisation d’Omantel le 24 mai
Omantel, la compagnie des télécommunications du sultanat d’Oman, va entamer sa privatisation en lançant le 24 mai un appel d’offres pour des prises de parts dans son capital de quelque 760 millions de dollars. Par cette offre, d’une durée d’un mois, le ministère des Finances entend céder au secteur privé 30 % du capital d’Omantel, une première initiative dans le processus de privatisation de la compagnie. Créée en 1999, Omantel ouvre ainsi la voie à la privatisation du secteur des télécommunications dans le sultanat.
Forte aggravation du déficit commercial marocain
Le déficit commercial du Maroc s’est creusé de 32,9 % au terme du premier trimestre 2005 par rapport à la même période de l’année précédente, atteignant près de 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d’euros environ), a indiqué hier à Rabat l’Office marocain des changes. Les importations ont augmenté de 9,1 %, atteignant 40,33 milliards de dirhams (3,8 milliards d’euros), alors que les exportations ont régressé de 6,6 % à 20,8 milliards de dirhams (1,9 milliards d’euros environ), a précisé l’Office. Les exportations de textiles ont fortement reculé : -36,8 % pour le linge de maison et -14,7 % pour les vêtements confectionnés.
En 2004, le déficit commercial du Maroc avait déjà enregistré une aggravation de 33,5 %.
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