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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro sous pression malgré une croissance US ralentie

L’euro a continué de reculer face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert ne souffrant que très passagèrement de la publication d’une croissance US modeste, avant d’être soutenu par les signes d’une accélération des pressions inflationnistes aux États-Unis. La croissance du PIB américain a ralenti au 1er trimestre 2005, à +3,1 % contre +3,8 % au 4e trimestre 2004, freinée par un fléchissement de la consommation (+3,5 % contre +4,2 %) et des investissements des entreprises (+4,7 % contre +14,5 %) ainsi que par une aggravation du déficit commercial (voir par ailleurs). Cette croissance, la plus faible depuis le 1er trimestre 2003, qui a déçu les investisseurs qui tablaient sur une hausse de 3,5 % du PIB américain, n’a pas pour autant pesé sur le dollar. De l’avis des économistes, ces chiffres sont un peu difficiles à analyser rapidement parce qu’ils envoient des signes contradictoires aux marchés qui n’ont pas pu tirer des conclusions rapides de ces données. Et d’ajouter que si la croissance reste plus faible que prévu, l’indice des prix lié au PIB a progressé de 3,3 % contre 2,3 %, soit plus que les 2,1 % attendus par les analystes, alors que l’indice lié aux dépenses de consommation, très suivi par la Fed, a ralenti à 2,1 % contre 2,7 % pendant la même période. Ces chiffres, qui n’ont pas permis de savoir si l’économie US est entrée dans une phase de stagflation, n’ont pas exclu un nouveau durcissement du crédit par la Fed, mardi prochain, lors de la réunion de son comité de politique monétaire. Dans cette perspective, les opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive en manipulant leurs positions de change avant cette date, dans la mesure où tout relèvement des taux d’intérêt US servait de facteur de soutien à court terme pour le dollar. Cela étant, et compte tenu de la multiplication des signes de ralentissement économique de l’autre côté de l’Atlantique et du Pacifique, l’euro a continué de battre en retraite, se négociant finalement à New York, à 1,2895 $ contre 1,2930 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,27 %. Les Bourses déprimées par le PIB américain La Bourse US était bien dans le rouge hier, déprimée par le chiffre décevant du PIB américain et la hausse à 21 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, alimentant les inquiétudes sur un ralentissement de l’économie. Dans cette crainte, les opérateurs ont ignoré les bons résultats trimestriels publiés par plusieurs sociétés (Northrop Grumman, Procter & Gamble, ExxonMobil, Dow Chemical), estimant devoir rééquilibrer leurs portefeuilles titres. Les Bourses européennes ont accentué leur recul dans le sillage de Wall Street, après l’annonce d’un ralentissement de la croissance US. En outre, les résultats trimestriels peu encourageants publiés hier par Alcatel, Altana, DaimlerChrysler et Peugeot ont également pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions B de Solidere de 9,82 $ à 9,92 $ et le maintien des actions A à 9,92 $ comme la veille. Élie KAHWAGI



L’euro a continué de reculer face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert ne souffrant que très passagèrement de la publication d’une croissance US modeste, avant d’être soutenu par les signes d’une accélération des pressions inflationnistes aux États-Unis. La croissance du PIB américain a ralenti au 1er trimestre 2005, à +3,1 % contre +3,8 % au 4e trimestre 2004, freinée par un fléchissement de la consommation (+3,5 % contre +4,2 %) et des investissements des entreprises (+4,7 % contre +14,5 %) ainsi que par une aggravation du déficit commercial (voir par ailleurs). Cette croissance, la plus faible depuis le 1er trimestre 2003, qui a déçu les investisseurs qui tablaient sur une hausse de 3,5 % du PIB américain, n’a pas pour autant pesé sur le dollar. De l’avis des...