Textile chinois : la Commission
européenne ouvre son enquête
La Commission européenne a formellement décidé hier d’ouvrir une enquête sur l’augmentation des importations de neuf catégories de produits textiles chinois, a annoncé l’institution dans un communiqué.
Cette décision ouvrira vendredi une période de 60 jours maximum pendant laquelle elle examinera les conséquences de cette augmentation sur l’industrie européenne tout en tenant des consultations informelles avec les autorités chinoises.
Cette période peut être raccourcie si la Commission estime, comme l’a officiellement demandé la France, que des mesures d’urgence sont nécessaires pour faire face au problème.
À l’issue de l’enquête et si les États membres le décident à la majorité qualifiée, l’UE et la Chine auront des consultations formelles d’une durée maximale de 90 jours pour inciter Pékin à prendre des mesures de restrictions de ses exportations ou, si ce n’est pas le cas, imposer des limitations.
Répit sur le front du chômage
en Allemagne
Le nombre de chômeurs en Allemagne est repassé sous le seuil des 5 millions en avril, une baisse bienvenue pour Gerhard Schröder mais qui, selon les experts, n’augure en rien d’un retournement de tendance fondamental sur le marché de l’emploi.
L’Allemagne comptait fin avril 4,967 millions de demandeurs d’emploi en données brutes, soit une baisse de 208 000 personnes par rapport à mars, a indiqué hier l’Agence nationale pour l’emploi.
Le taux de chômage a quant à lui reculé de 0,5 point à 12 % mais il continue de faire le grand écart entre l’Ouest, où il atteint 9,9 %, et l’ex-RDA, où il culmine à 19,7 %.
Pour la coalition gouvernementale sociale-démocrate/verte, ce repli constitue une bouffée d’air alors qu’en début d’année le chômage avait bondi à des records inégalés dans l’histoire de l’après-guerre.
Après avoir dépassé le seuil des 5 millions en janvier, il avait grimpé jusqu’à plus de 5,2 millions en février.
Banque mondiale : Wolfowitz
veut faire de l’Afrique sa priorité
Le président désigné de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, qui succédera le 1er juin à James Wolfensohn, entend faire de l’Afrique sa priorité, a-t-il dit dans un entretien au Wall Street Journal Europe paru hier.
« Je ne peux pas rappeler assez souvent à quel point il est important que la première priorité de la Banque soit l’Afrique et ses peuples les plus démunis », a-t-il déclaré, estimant que la Banque mondiale est à même de jouer « un rôle d’une importance unique » en faveur du continent.
« L’Afrique est une région qui a été laissée à l’écart des progrès enregistrés par les autres parties du monde », a-t-il estimé pour expliquer la faveur accordée à l’Afrique par rapport à l’Asie ou l’Amérique latine.
« En Afrique, se conjuguent une pauvreté vraiment dégradante et les pires conditions sanitaires qui soient », a-t-il dit en référence aux « pandémies de sida et malaria, qui sont aussi des problèmes ailleurs, mais nulle part de l’ampleur de ce qu’il y a en Afrique ».
Perspectives assombries
pour l’économie du Japon
Le Japon restera englué dans la déflation et connaîtra une croissance moins forte que prévu au cours de l’année budgétaire 2005-2006 qui a commencé le 1er avril, a prédit hier la Banque du Japon dans son diagnostic semestriel sur l’économie nippone.
La Banque centrale a écarté l’hypothèse d’un retour à la récession.
Mais elle a pratiquement coupé en deux sa prévision de croissance du produit intérieur brut pour l’année budgétaire en cours, qui passe à +1,3 % contre +2,5 % escomptés dans son précédent diagnostic, en octobre 2004.
Cette croissance devrait être à peine supérieure en 2006-2007 : +1,6 %.
Mais la Banque du Japon estime désormais que l’archipel subira une huitième année consécutive de récession. Les prix à la consommation hors produits frais devraient, selon elle, reculer de 0,1 % en 2005-2006 après s’être déjà repliés de 0,2 % en 2003-2004. Auparavant, la BoJ tablait sur une hausse de 0,1 %.
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