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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro s’effrite malgré les commandes de biens durables US décevantes

L’euro s’effritait toujours face à un dollar très résistant hier sur les marchés des changes internationaux, malgré la publication d’un indicateur US décevant. Le billet vert s’est donc vite rétabli après une brève poussée de la monnaie unique à l’annonce par le département du Commerce que les commandes de biens durables aux États-Unis ont plongé de 2,8 % en mars, après une baisse de 0,2 % en février, soit leur plus important déclin depuis septembre 2002. Ce repli, qui intervient alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,3 %, a déçu les cambistes sans pour autant peser durablement sur le dollar dans la mesure que cet indice est traditionnellement très volatil d’un mois sur l’autre et il est donc trop tôt pour en déduire un tournant cyclique. Les opérateurs semblent désormais attendre la publication, aujourd’hui, du PIB américain au premier trimestre 2005 pour se faire une idée plus claire sur l’économie US, car ce chiffre de la croissance est beaucoup plus important que celui des commandes de biens durables, fait-on savoir dans les milieux cambistes. Et d’ajouter si les chiffres du PIB attendus aujourd’hui réveillaient les récentes craintes de stagflation aux États-Unis, c’est-à-dire d’une inflation progressant sur fond de stagnation de la croissance, le marché pourrait réagir défavorablement au billet vert. Dans cette attente, et eu égard à l’annonce dans la matinée par l’Insee que son indice mesurant le moral des industriels français a nettement reculé de 101 points en mars à 97 points en avril, les opérateurs ont estimé devoir rester prudents sur le front de l’euro. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du chef économiste de la BCE, Otmar Issing, qu’il s’attend à un deuxième trimestre « faible » pour l’économie de la zone euro. Dans ces conditions, il n’était guère surprenant que les opérateurs continuaient à privilégier le billet vert, négociant finalement l’euro, à New York, sur un ton faible à 1,2935 $ contre 1,2980 $ la veille, en baisse de 0,35 %. Hausse de Wall Street et baisse des Bourses européennes La Bourse US est repassée dans le positif hier, après un mauvais départ en rapport avec la forte baisse des commandes de biens durables en mars. Elle a été soutenue par le net repli des prix de l’essence aux États-Unis et la publication de résultats d’entreprises dans l’ensemble bons, même si certaines d’entre elles, comme Amazon et Colgate-Palmolive, ont déçu. À cet égard, les opérateurs ont bien accueilli l’annonce d’un bond de 80 % des bénéfices trimestriels de Conoco Phillips et de 46,5 % de ceux de Verizon, alors que le groupe Boeing s’est montré satisfait de la rentabilité de sa division défense et s’est dit optimiste sur la reprise du marché des avions commerciaux. La convergence de mauvaises nouvelles pour les économies du Vieux Continent a pesé sur les Bourses européennes. Il en est de même de la publication de résultats décevants de plusieurs sociétés du secteur de la consommation (Metro et Kingfisher) et de la technologie (STMicroelectronics) ainsi que le niveau toujours élevé des prix pétroliers qui rend les placements dans les secteurs de l’automobile et de l’aviation peu attrayants. À la Bourse de Beyrouth, les actions de Solidere ont été diversement traitées à la baisse pour la catégorie A de 9,94 $ à 9,92 $ et à la hausse pour la catégorie B de 9,74 $ à 9,82 $. Élie KAHWAGI



L’euro s’effritait toujours face à un dollar très résistant hier sur les marchés des changes internationaux, malgré la publication d’un indicateur US décevant. Le billet vert s’est donc vite rétabli après une brève poussée de la monnaie unique à l’annonce par le département du Commerce que les commandes de biens durables aux États-Unis ont plongé de 2,8 % en mars, après une baisse de 0,2 % en février, soit leur plus important déclin depuis septembre 2002. Ce repli, qui intervient alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,3 %, a déçu les cambistes sans pour autant peser durablement sur le dollar dans la mesure que cet indice est traditionnellement très volatil d’un mois sur l’autre et il est donc trop tôt pour en déduire un tournant cyclique. Les opérateurs semblent désormais...