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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro au plus haut depuis un mois

L’euro a retrouvé hier son plus haut niveau depuis un mois face au dollar sur les marchés des changes, alors que les investisseurs semblent s’inquiéter d’un ralentissement de l’économie US et du spectre de la stagflation. Il est parvenu ainsi à franchir brièvement le seuil de 1,31 $, à 1,3105 $, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le 22 mars, avant de fluctuer étroitement autour de cette barre. De l’avis unanime des analystes, le marché est gagné depuis quelques jours par des inquiétudes concernant l’économie US qui minent le billet vert. Même si les économistes conviennent que l’économie de la zone euro manque de vigueur, ce sont les révisions à la baisse des attentes concernant l’économie US qui servent de moteur sur le marché. La dégradation de l’activité industrielle dans la région de New York en avril et la chute des mises en chantier de logements aux États-Unis en mars, d’un côté, et la remontée de l’inflation, d’un autre côté, laissent penser à un environnement stagflationniste, c’est-à-dire d’un contexte économique associant hausse des prix et stagnation de l’économie. La combinaison d’une hausse de 0,6 % des prix à la consommation aux États-Unis, en mars, contre 0,4 % en février, au lendemain de la hausse de 0,7 % des prix à la production contre 0,4 % pendant la même période, avec des données économiques faibles, a donc déclenché des spéculations sur un retour de la stagflation. Cela étant, la perspective d’un relèvement des taux d’intérêt par la Fed pour contenir les pressions inflationnistes entraînées par la hausse des prix ne semble plus agir à l’actif du dollar, mais au contraire à son passif. C’est la raison pour laquelle les investisseurs préféraient vendre le billet vert, abstraction faite de la publication hier du Livre Beige de la Fed qui a mis plutôt l’accent sur le spectre de l’inflation (voir par ailleurs). L’euro est resté ainsi le principal bénéficiaire de cette situation, se négociant finalement à New York sur un ton ferme à 1,31 $ contre 1,3060 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,31 %. Les Bourses terminent à nouveau en baisse La Bourse US a été affectée hier par la déception causée par le bond des prix à la consommation aux États-Unis en mars dans un contexte économique défavorable, brisant l’élan donné à la cote par les bons résultats trimestriels de plusieurs sociétés publiés hier (Intel, Yahoo!, Sprint, Altria, Honeywell, Caterpillar, JP Morgan...). Les investisseurs, toujours préoccupés par le renchérissement du pétrole et les craintes stagflationnistes, ont estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse de plusieurs titres surtout après les pertes essuyées par Ford et American Airlines. Les Bourses européennes ont également clôturé en baisse, après les mauvais chiffres de l’inflation US et la nouvelle envolée des prix du pétrole. Les constructeurs automobiles et les sociétés d’aviation ont été les principales victimes ainsi que les minières. L’annonce par Citigroup Smith Barney, que les perspectives de développement du secteur pharmaceutique européen sont décevantes, a aussi pesé sur les sociétés de ce compartiment. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere continuaient à être activement recherchées à la hausse, bondissant de 9,25 à 9,41 $ et de 9,22 à 9,25 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a retrouvé hier son plus haut niveau depuis un mois face au dollar sur les marchés des changes, alors que les investisseurs semblent s’inquiéter d’un ralentissement de l’économie US et du spectre de la stagflation. Il est parvenu ainsi à franchir brièvement le seuil de 1,31 $, à 1,3105 $, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le 22 mars, avant de fluctuer étroitement autour de cette barre. De l’avis unanime des analystes, le marché est gagné depuis quelques jours par des inquiétudes concernant l’économie US qui minent le billet vert. Même si les économistes conviennent que l’économie de la zone euro manque de vigueur, ce sont les révisions à la baisse des attentes concernant l’économie US qui servent de moteur sur le marché. La dégradation de l’activité industrielle dans la région...