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Actualités

Syrie Débat sur la presse diffusé en direct par la chaîne US al-Hurra

La télévision américaine de langue arabe al-Hurra a diffusé en direct depuis Damas un débat sur la presse en Syrie, contrôlée par l’État, abordant ouvertement la législation sur la presse et les « lignes rouges » à ne pas franchir. Ce débat a été diffusé dans le cadre d’une série d’émissions sur la Syrie que la chaîne al-Hurra prévoit quotidiennement jusqu’à demain. L’émission a rassemblé sur le plateau la nouvelle directrice de la télévision syrienne Mme Diana Jabbour, le militant des droits de l’homme Anouar Bounni, ainsi que deux journalistes syriens. Chaabane Abboud, corresponsant du quotidien libanais an-Nahar à Damas, a évoqué les tracasseries dont les journalistes sont l’objet, tout en admettant que « les convocations » par les services de renseignements auxquelles ils sont soumis « sont un peu moins désagréables » que par le passé. Me Bounni a réclamé que le ministère syrien de l’Information soit supprimé et remplacé par un Conseil national pour la presse, élu, et Mme Jabbour a reconnu, pour sa part, l’existence d’« abus » et a invité chacun à contribuer à l’évolution de la presse. Le journaliste Nidal Maalouf a souligné que le journalisme en ligne, sur Internet, bénéficiait d’une « plus grande marge de manœuvre » que la presse audiovisuelle. La loi sur la presse promulguée en septembre 2001 a été mise en cause et qualifiée de « loi terroriste » par certains participants. Cette loi, que les autorités prévoient d’amender, a permis la publication de journaux non contrôlés par l’État pour la première fois depuis 1963, mais aussi d’infliger des peines sévères de prison à ceux qui diffuseraient de « fausses informations ». Dans une déclaration à l’AFP, Me Bounni s’est félicité de « l’initiative positive » de la chaîne al-Hurra et du ministère de l’Information syrien, qui « ouvre un dialogue en direct sur les problèmes entravant le processus de réformes et de changement » en Syrie.

La télévision américaine de langue arabe al-Hurra a diffusé en direct depuis Damas un débat sur la presse en Syrie, contrôlée par l’État, abordant ouvertement la législation sur la presse et les « lignes rouges » à ne pas franchir.
Ce débat a été diffusé dans le cadre d’une série d’émissions sur la Syrie que la chaîne al-Hurra prévoit quotidiennement jusqu’à demain.
L’émission a rassemblé sur le plateau la nouvelle directrice de la télévision syrienne Mme Diana Jabbour, le militant des droits de l’homme Anouar Bounni, ainsi que deux journalistes syriens.
Chaabane Abboud, corresponsant du quotidien libanais an-Nahar à Damas, a évoqué les tracasseries dont les journalistes sont l’objet, tout en admettant que « les convocations » par les services de renseignements auxquelles ils sont soumis...