Le programme d’Assistance à la réhabilitation de l’administration libanaise – Aral concerne toute une série de bénéficiaires différents (ministères des Transports et du Travail, municipalités, etc.) dont les contrats sont conclus par le bureau du ministre d’État pour la Réforme administrative (Omsar) qui est l’autorité contractante du projet. La mise en œuvre du projet relève du bureau d’étude et de conseil français Louis Berger SAS.
« C’est un projet qui a des objectifs à la fois ambitieux et limités, souligne M. Joseph Piazza d’Olmo. Les objectifs sont ambitieux parce que nous souhaitons amener les municipalités à travailler ensemble. Et nous savons que le travail en commun notamment au niveau municipal n’est pas une pratique courante au Liban. Donc, le simple fait de proposer à des municipalités de se regrouper et de travailler ensemble est quelque chose de relativement novateur. Il en est de même de l’association de la société civile à ce travail de gestion municipale. Ce qui n’est pas non plus une pratique courante au Liban. »
« Donc, à cette étape-là du processus de coopération entre l’Union européenne et le Liban, poursuit M. Piazza d’Olmo, il n’était pas question d’aller plus loin que de jeter les bases de ce qui pouvait être une gestion municipale un peu plus performante que celle qui existe actuellement. Les ambitions sont donc grandes en tant que management municipal, parce que les concepts derrière ce projet sont importants. Mais elles sont également limitées dans les résultats, dans la mesure où à la fin du processus, ce projet aura conduit à ce que ces regroupements disposent de plans simplifiés de développement qui ont le support de la population locale. Derrière ces plans simplifiés de développement, il existe des techniques de projets qui permettent de concrétiser ces stratégies. Et c’est le point d’orgue de ce projet. À la fin, les travaux seront présentés à des bailleurs de fonds. »
Les champs d’intervention dans le cadre du programme Aral se limitent à des projets en relation avec l’aménagement urbain, l’agriculture, le tourisme, l’environnement et le renforcement des capacités locales. « Une première phase de la plate-forme thématique est consacrée à l’identification des projets, explique M. Paul Casalonga, chef du projet Aral. Nous procédons par la suite à une analyse multicritères de chacun des projets, ce qui nous permettra de les placer par ordre de priorité. Les projets seront ensuite confiés à un groupe d’experts qui élaboreront des fiches techniques détaillées relatives à chaque projet. Enfin, les projets seront soumis aux bailleurs de fonds. »
« Dans le cadre du programme Aral, les projets pédagogiques et hospitaliers sont considérés de la responsabilité de l’État, poursuit-il. Par contre, nous avons un travail d’information à faire, en ce sens, si l’on nous soumet un projet qui n’est pas de notre compétence, nous le ferons savoir aux autorités concernées. De même, les projets qui ne seront pas retenus comme étant prioritaires ne seront pas jetés au fond d’un tiroir. Nous allons soit les transmettre à des bailleurs de fonds spécifiques soit les mettre dans une banque de données sur l’Internet à la disposition d’autres financeurs d’une part et pour permettre aux regroupements de municipalités d’engager des démarches en dehors de ce programme pour trouver un financement, d’autre part. »
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