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Actualités - Chronologie

Génocide arménien Ankara propose à Erevan une commission conjointe d’enquête

La Turquie a récemment adressé une lettre à l’Arménie proposant la création d’une commission conjointe afin d’enquêter sur les massacres des Arméniens de 1915, a déclaré hier le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül. Cette lettre du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a été adressée au président arménien, Robert Kotcharian, a-t-il dit, indiquant que la mise en place de cette commission constituera un premier pas vers la normalisation des relations avec l’Arménie. M. Gül s’exprimait lors d’un premier débat au Parlement turc sur les événements qui se sont produits entre 1915 et 1917, pendant les dernières années de l’empire ottoman, et que la Turquie refuse de qualifier de « génocide ». « Nous les avons informés que si notre proposition était acceptée, nous serons prêts à négocier avec l’Arménie sur la façon dont cette commission sera mise en place et comment elle fonctionnera. Une telle initiative contribuera à la normalisation des liens entre les deux pays », a précisé le ministre. La Turquie a reconnu l’Arménie à son indépendance, en 1991, mais sans établir de relations diplomatiques en raison du profond différend sur le génocide. La frontière entre les deux pays est fermée depuis 1993. M. Gül a appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur Erevan pour qu’elle accepte la proposition turque. Il a répété la position turque et affirmé que l’administration ottomane n’avait jamais ordonné une extermination systématique et massive de la population arménienne sur son territoire. « La Turquie est en paix avec son histoire dont elle est fière », a-t-il encore dit, dénonçant le fait que les « tragédies vécues entre musulmans et non-musulmans soient exploitées à des fins politiques ». Les massacres et les déportations d’Arméniens ont fait entre 1,2 million et 1,3 million de morts, selon les Arméniens, et jusqu’à 300 000 morts selon les Turcs. La Turquie reconnaît que des massacres ont été perpétrés et que de nombreux Arméniens sont morts de fatigue, de maladie ou d’attaques commises notamment par des bandes kurdes lors de leur déportation vers la Syrie, province ottomane. Mais elle affirme qu’il s’agissait d’une répression dans un empire en déclin contre une population coupable de collaboration avec l’ennemi russe dans un contexte de guerre, et que des dizaines de milliers de Turcs ont été tués au même moment par des rebelles nationalistes arméniens. « Les bandes arméniennes ont poignardé les troupes ottomanes dans le dos (...) En se soulevant, elles ont facilité l’occupation russe » des provinces de l’Est, a expliqué M. Gül. Pour étayer la thèse qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un génocide, M. Gül a expliqué que les Arméniens des zones occidentales du pays, dont Istanbul, n’avaient pas été soumis à un exode forcé. Le ministre s’en est aussi pris à plusieurs pays, dont la France, qui ont reconnu dans leurs Parlements les tueries d’Arméniens comme un génocide. Ces décisions « n’apportent aucune contribution à nos relations avec l’Arménie », a-t-il ajouté.
La Turquie a récemment adressé une lettre à l’Arménie proposant la création d’une commission conjointe afin d’enquêter sur les massacres des Arméniens de 1915, a déclaré hier le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül. Cette lettre du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a été adressée au président arménien, Robert Kotcharian, a-t-il dit, indiquant que la mise en place de cette commission constituera un premier pas vers la normalisation des relations avec l’Arménie. M. Gül s’exprimait lors d’un premier débat au Parlement turc sur les événements qui se sont produits entre 1915 et 1917, pendant les dernières années de l’empire ottoman, et que la Turquie refuse de qualifier de « génocide ». « Nous les avons informés que si notre proposition était acceptée, nous serons prêts...