États-Unis : la flambée
des prix de l’essence pèse
sur la consommation
La flambée des prix de l’essence commence apparemment à peser sur la consommation aux États-Unis, qui a ralenti en mars, ce qui devrait affaiblir la croissance du 1er trimestre, estiment des analystes.
Les ventes de détail ont progressé de 0,3 % en mars par rapport à février et de 0,1 % hors secteur automobile, après respectivement 0,5 % et 0,6 % le mois précédent, a annoncé hier le département du Commerce. C’est la plus faible hausse enregistrée depuis janvier pour les ventes de détail, et depuis avril 2004 hors automobile.
« Les ventes ont été décevantes en mars. Le prix élevé de l’essence commence peut-être à freiner l’enthousiasme des consommateurs à dépenser », a estimé l’économiste indépendant Joel Naroff.
Le rapport a pris de court les analystes qui tablaient sur une hausse de 0,8 % des ventes de détail et de 0,5 % hors automobile. Pourtant, certains signaux laissaient envisager un essoufflement.
En effet, le prix de l’essence a battu record sur record le mois dernier. Conséquence logique, les grands gagnants dans le secteur de la distribution ont été les stations-services, qui ont vu leurs ventes bondir de 2,1 % en mars.
Dégradation du secteur de l’emploi en Grande-Bretagne
Le chômage est reparti à la hausse en Grande-Bretagne en mars, selon les chiffres officiels publiés hier, une mauvaise nouvelle pour le Premier ministre travailliste Tony Blair en pleine campagne électorale, même si l’emploi reste au plus haut depuis 30 ans.
Le nombre de demandeurs d’emplois a progressé de 11 000 en mars par rapport à février, à 828 700 personnes, a indiqué l’Office des statistiques nationales (ONS).
Outre le fait que les chiffres de février ont été révisés, montrant une hausse des demandeurs d’emplois au lieu de la baisse annoncée initialement, ces chiffres ont déçu les économistes, qui tablaient sur une poursuite de la baisse du chômage.
Le taux de chômage, qui s’était stabilisé à 2,6 % depuis plusieurs mois, est remonté à 2,7 %, son niveau de novembre dernier.
Autre mauvaise nouvelle pour le gouvernement travailliste qui cherche à obtenir un troisième mandat de cinq ans, ce qui serait une première pour eux dans l’histoire britannique, les chiffres calculés selon les normes du Bureau international du travail, qui portent sur la période décembre-février, montrent eux aussi une dégradation du marché de l’emploi.
Le nombre de chômeurs selon les normes du BIT, mesure qui inclut les chômeurs non indemnisés, a augmenté de 29 000 personnes, à 1,43 million, portant le taux de chômage à 4,8 %, contre 4,7 % estimés le mois dernier.
C’est la première fois depuis septembre que les deux mesures du chômage progressent simultanément.
Gazprom veut devenir
le premier groupe
d’énergie au monde
Le géant gazier russe Gazprom pense pouvoir devenir d’ici quatre à cinq ans le plus grand groupe d’énergie au monde, a indiqué son patron Alexeï Miller dans une interview publiée hier par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
La situation actuelle permet de penser que Gazprom « pourrait devenir dans les quatre à cinq années à venir le plus grand groupe d’énergie au monde dans le domaine du gaz, du pétrole mais aussi de la production d’électricité », a-t-il déclaré dans cet entretien.
Gazprom doit prochainement fusionner avec la compagnie pétrolière d’État russe Rosneft, la finalisation de l’opération étant attendue d’ici à la fin du premier semestre. Les investisseurs surveillent de près le projet aux termes duquel la part de l’État dans Gazprom pourrait passer de 38 % à une part majoritaire. Gazprom a en outre signé cette semaine un accord important dans le gaz avec le groupe allemand BASF, numéro un mondial de la chimie.
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