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RAPPORT Le FMI table sur une croissance mondiale de 4,3 % en 2005

Le Fonds monétaire international continue à tabler sur une croissance de l’économie mondiale de 4,3 % cette année dans son rapport du printemps, malgré la flambée des prix du pétrole brut, a indiqué hier une source proche de la délégation allemande au FMI. Cette prévision doit être officiellement publiée aujourd’hui à l’occasion de la réunion du printemps cette semaine à Washington de l’institution. Pour la zone euro, le Fonds table sur une croissance un peu supérieure à 1,5 % en 2005, après 2 % l’an dernier, selon la source. Il s’agit d’une nette révision en baisse par rapport à la précédente prévision de 2,2 % du FMI à l’automne dernier. Pour l’Allemagne, sa prévision est « un peu inférieure » à 1 %, après une croissance de 1,6 % en 2004 et alors que le FMI attendait encore à l’automne dernier 1,8 %, selon cette même source. Concernant le Japon, la progression de l’activité économique cette année devrait être encore un peu inférieure à celle de l’Allemagne, a-t-elle précisé. En septembre dernier, le FMI attendait encore 2,3 %. L’institution a revu en hausse en revanche son pronostic de croissance 2005 pour la Chine, de 7,5 % à 8,5 % dorénavant, toujours selon la source allemande. La progression du PIB de la Russie devrait quant à elle atteindre 6 %. La source allemande a fait valoir que la croissance mondiale continuait à profiter de la vigueur de l’activité en Chine et aussi aux États-Unis « où les statistiques économiques au cours des premiers mois de l’année ont surpris positivement ». Elle s’est dite également optimiste concernant les marchés des changes, en pronostiquant un rééquilibrage avec une remontée prochaine du taux de change du dollar par rapport à l’euro. « L’écart de taux d’intérêt grandissant entre les États-Unis et la zone euro va probablement davantage influencer dans les semaines à venir l’évolution des changes que le différentiel de croissance » de part et d’autre de l’Atlantique, a-t-elle jugé. La Réserve fédérale américaine a remonté son taux directeur à 2,75 %, un niveau désormais supérieur de trois quarts de point à celui de la Banque centrale européenne, qui est de 2 %. Cette évolution est de nature à attirer les capitaux actuellement placés en Europe vers les États-Unis en raison des rendements plus alléchants. Par ailleurs, les membres du Groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) devraient réitérer à l’issue de leur réunion cette semaine à Washington leur appel à plus de flexibilité du taux de change de la monnaie chinoise, a souligné cette source, également membre de la délégation allemande au G7. « Je pars du principe que cet appel sera conservé » dans le communiqué final du G7, à l’issue de la réunion prévue vendredi et samedi à Washington, « même si les appels à réduire les déséquilibres mondiaux n’ont eu jusqu’ici que peu d’effet », a-t-elle indiqué. La source a dit dans le même temps comprendre l’appréhension des autorités chinoises à laisser leur monnaie flotter davantage face au dollar, en raison des répercussions économiques et politiques potentielles. Le taux de change du yuan fluctue depuis 1994 dans une marge extrêmement étroite de 8,276 à 8,28 pour un dollar américain.

Le Fonds monétaire international continue à tabler sur une croissance de l’économie mondiale de 4,3 % cette année dans son rapport du printemps, malgré la flambée des prix du pétrole brut, a indiqué hier une source proche de la délégation allemande au FMI.
Cette prévision doit être officiellement publiée aujourd’hui à l’occasion de la réunion du printemps cette semaine à Washington de l’institution.
Pour la zone euro, le Fonds table sur une croissance un peu supérieure à 1,5 % en 2005, après 2 % l’an dernier, selon la source. Il s’agit d’une nette révision en baisse par rapport à la précédente prévision de 2,2 % du FMI à l’automne dernier.
Pour l’Allemagne, sa prévision est « un peu inférieure » à 1 %, après une croissance de 1,6 % en 2004 et alors que le FMI attendait encore à...