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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Reprise de l’euro

L’euro, qui était sous pression face au dollar ces derniers jours, a repris des couleurs hier en fin de journée, les cambistes portant leur attention sur le calendrier économique de la semaine prochaine, très fourni en données américaines. À cet égard, les opérateurs attendent les chiffres de la balance commerciale américaine de février mardi, des ventes de détail en mars mercredi et de la production industrielle en mars vendredi. Mais les regards semblent d’ores et déjà se porter sur le déficit commercial américain qui, selon le consensus des analystes, devrait se creuser à plus de 59 milliards $ contre 58,3 milliards $ en janvier. De l’avis de plusieurs économistes, les prix élevés du pétrole en février et mars devraient se faire sentir sur les principaux indicateurs de la semaine prochaine, alors que le dollar faible de ces derniers mois n’avait pas encore porté ses fruits sur la balance commerciale et la consommation aux États-Unis. Ils ajoutent qu’il faudrait que le billet vert tombe encore plus bas pour au moins stabiliser le déficit commercial et le déficit des comptes courants, sans même parler de la possibilité de commencer à les résorber. Cela étant, le dollar, qui avait étonné par sa résistance face à l’euro et aux autres principales devises, paraissait hier à court de vapeur, surtout que les opérateurs ont largement anticipé tout prochain relèvement des taux d’intérêt américains. D’autant que le président de la Fed, Alan Greenspan, ne s’est guère inquiété, dans un discours à Washington, de l’évolution des crédits à la consommation aux États-Unis. Il s’est félicité, au contraire, de la vitalité du secteur des services financiers aux particuliers, soulignant l’importance de l’innovation dans ce domaine et l’élargissement de l’accès aux crédits pour les consommateurs. Dans ce contexte, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change à la veille du week-end au passif du dollar. En effet, l’euro, qui était tombé jusqu’à 1,28 $ dans la matinée, est parvenu à repasser le seuil de 1,29 $ en soirée, se négociant finalement à New York à 1,2925 $ contre 1,2855 $ la veille, en hausse de 0,54 %. Vulnérabilité des Bourses La Bourse américaine était sans élan, et les indices ont oscillé vers le bas hier, après quatre jours de hausse. Le marché, en l’absence de nouvelles économiques, a vainement essayé de garder la tête hors de l’eau avant une nouvelle avalanche d’indicateurs et de résultats de sociétés la semaine prochaine. La confirmation par Warren Buffet qu’il allait comparaître comme témoin lundi pour démêler les relations de son groupe avec l’assureur AIG, accusé de malversations comptables, a pesé sur cette société et sur l’ensemble de la cote. Les Bourses européennes ont peiné à se reprendre, effaçant l’essentiel de leurs gains du jour sous le coup du retrait de Wall Street. La poursuite de la baisse des prix pétroliers n’a guère sensibilisé les investisseurs qui se sont montrés moins unanimes à la hausse et plutôt enclins à engranger les gains que leur procure la récente progression des actions de plusieurs sociétés. À la Bourse de Beyrouth et après plusieurs journées de baisse, les actions Solidere ont bénéficié d’une chasse aux bonnes affaires, celles de la catégorie A ayant progressé de 8,60 $ à 8,74 $, et de la catégorie B de 8,53 $ à 9,68 $. Élie KAHWAGI
L’euro, qui était sous pression face au dollar ces derniers jours, a repris des couleurs hier en fin de journée, les cambistes portant leur attention sur le calendrier économique de la semaine prochaine, très fourni en données américaines. À cet égard, les opérateurs attendent les chiffres de la balance commerciale américaine de février mardi, des ventes de détail en mars mercredi et de la production industrielle en mars vendredi. Mais les regards semblent d’ores et déjà se porter sur le déficit commercial américain qui, selon le consensus des analystes, devrait se creuser à plus de 59 milliards $ contre 58,3 milliards $ en janvier. De l’avis de plusieurs économistes, les prix élevés du pétrole en février et mars devraient se faire sentir sur les principaux indicateurs de la semaine prochaine, alors que le...