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Lorsque les loyalistes se réveillent Lors de sa dernière rencontre avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, en février dernier, M. Michel Murr affirmait à la presse que depuis l’an 2000 il n’appartenait plus au rang des loyalistes, du fait qu’il ne faisait plus partie du gouvernement, soulignant qu’il se situe plutôt dans les rangs des partisans des libertés publiques. Supposons un moment que cela soit vrai. Je me demande si ce seigneur du Metn voulait reconnaître implicitement qu’il était l’un des nombreux responsables qui ont réprimé les libertés publiques depuis 1992, date de sa première nomination au poste de ministre de l’Intérieur, et jusqu’à 2000, date de la fin de son règne. Comment pourrais-je oublier son interview avec Marcel Ghanem en 1998, lorsqu’il avait qualifié les aounistes de « fantômes » et de « résidus ». Je l’en remercie d’ailleurs parce qu’à l’époque je n’avais que 13 ans, et il m’a incité à découvrir le CPL, et plus tard à m’engager dans ce courant. Si sa renonciation à son passé est sincère, je voudrais le féliciter pour son courage exceptionnel et rare dans le paysage politique libanais. Les comportements de M. Murr après l’an 2000 sont toujours présents dans notre mémoire. Nous avons toujours présent à l’esprit comment vous avez exploité les Forces de sécurité intérieure et les conseils municipaux afin de faire pression sur les Libanais. Nous nous souvenons aussi des élections législatives partielles et comment il a mené la campagne électorale de sa fille Mirna Murr Abou Charaf. Ce sont ces fantômes des années 1990, des jeunes universitaires, qui ont mené contre lui, et pour le Liban, la campagne électorale. Aussi, lors des dernières élections municipales, sa base populaire est venue soutenir son projet politique. Je le félicite pour ses nouveaux compatriotes. Je ne savais pas que, pour obtenir la nationalité libanaise, il fallait être analphabète... Nul n’a oublié, en outre, son rôle dans la prorogation du mandat du président Émile Lahoud. M. Murr, le peuple libanais n’est pas dupe. La majorité silencieuse était sans doute passive au cours de ces 15 dernières années. Mais aujourd’hui, et plus précisément après le 14 mars 2005, tous les Libanais sont devenus conscients de leur responsabilité, et surtout de leur pouvoir de changer le cours des choses. Aux prochaines législatives, les lecteurs ne manqueront pas de demander des comptes à M. Murr ainsi qu’à ses alliés. À l’horizon, je vois l’espoir et la résurrection du Liban... Jad AZKOUL Étudiant à l’USJ Lettre ouverte au président de la République Monsieur le Président, Je vous adresse cette lettre au nom de tous les citoyens libanais, chrétiens, musulmans et druzes, tous unis aujourd’hui, exigeant le retrait total des Syriens qui ont annexé notre pays. Vous avez prêté le serment d’assurer l’intégrité, la liberté et l’indépendance du Liban. N’était-ce là qu’un moyen d’obtenir la confiance des Libanais, une fois élu président ? Je vous rappelle, Monsieur le Président, qu’un chef d’État est responsable avant toute chose de ses dires et de ses actes, et qu’il doit prendre les décisions qui sont dans l’intérêt de son peuple, dont il est le dirigeant. Aussi ne doit-il pas attendre les résolutions d’un État voisin pour gouverner, en l’occurrence la Syrie. Il s’agit là d’une affaire de dignité aussi bien pour le Liban que pour le poste que vous occupez. Pourquoi n’avoir jamais appelé les Syriens à quitter cette terre qui ne leur appartient pas ? N’avez-vous jamais senti qu’ils n’étaient pas les bienvenus ? N’avez-vous pas entendu les cris du peuple ? Si vous comptiez sur l’armée syrienne pour répandre la sécurité au Liban, cela veut dire que vous n’avez pas confiance en l’armée libanaise, que vous la sous-estimez, que vous n’en êtes pas fier. Pourtant, cette armée est notre fierté. N’en avez-vous pas été vous-mêmes le commandant en chef ? N’est-ce pas sur cette base, et compte tenu de votre expérience à la tête de l’armée qu’on vous a élu président ? Monsieur le Président, nous pouvons prendre nos décisions seuls, sans passer par qui que ce soit. Le conflit destructeur entre chrétiens et musulmans est terminé depuis longtemps. Depuis, le Liban a été rebâti, et Rafic Hariri a beaucoup contribué à refaire du Liban un pays qui se respecte et qui respecte la liberté d’expression, l’unité du peuple et l’indépendance de la nation libanaise. Puissiez-vous, ainsi que tous les hommes politiques, saisir la volonté de tout un peuple en colère. Natasha METNI 14 ans, élève de Jamhour

Lorsque les loyalistes se réveillent
Lors de sa dernière rencontre avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, en février dernier, M. Michel Murr affirmait à la presse que depuis l’an 2000 il n’appartenait plus au rang des loyalistes, du fait qu’il ne faisait plus partie du gouvernement, soulignant qu’il se situe plutôt dans les rangs des partisans des libertés publiques. Supposons un moment que cela soit vrai. Je me demande si ce seigneur du Metn voulait reconnaître implicitement qu’il était l’un des nombreux responsables qui ont réprimé les libertés publiques depuis 1992, date de sa première nomination au poste de ministre de l’Intérieur, et jusqu’à 2000, date de la fin de son règne.
Comment pourrais-je oublier son interview avec Marcel Ghanem en 1998, lorsqu’il avait qualifié les aounistes...