Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro reste sous pression malgré un léger rebond

L’euro est resté sous de légères pressions face au dollar hier sur les marchés des changes, malgré un petit sursaut dans la journée à la faveur d’un mouvement de correction des excès commis à sa baisse. C’est ainsi qu’après avoir chuté jusqu’à 1,28 $, son plus bas niveau depuis deux mois, la monnaie unique européenne est remontée ensuite à 1,2870 $ avant de subir de nouveau la pression du billet vert. Il semble que le niveau de 1,28 $ est un seuil technique important et qu’il faille plus de temps pour le dépasser, fait-on savoir dans les milieux cambistes. Et d’ajouter que toutes les données économiques de soutien au dollar ont désormais été intégrées par le marché ainsi que la perspective dominante que les taux d’intérêt US vont être relevés de façon plus agressive. Cela étant, les opérateurs n’ont guère été sensibilisés hier par l’annonce du cabinet-conseil Challenger Gray & Christmas que les suppressions d’emplois dans les entreprises US ont reculé de 20 % en mars pour totaliser 86 396, soit leur niveau le plus bas depuis août dernier, contre 108 050 en février, témoignant de la bonne santé du marché de l’emploi. Il en est de même du discours très attendu du président de la Fed, Alan Greenspan, sur le dossier énergétique qui n’a eu aucun impact sur la tendance du billet vert car il n’a pas laissé entendre qu’il s’inquiète de l’inflation. Cela d’autant que M. Greenspan s’est déclaré confiant dans ce discours tout en jugeant préoccupante la consommation des voitures en carburant. De l’avis des analystes, le marché semble se rapprocher du point neutre vis-à-vis du dollar. De ce fait, l’euro est parvenu à présenter une grande résistance aux influences baissières, se négociant finalement à New York à 1,2865 $ contre 1,2850 $ la veille, soit sans grand changement d’un jour à l’autre. Les Bourses soutenues par le repli du pétrole La Bourse US s’est maintenue en hausse hier, encouragée par le repli des cours du brut dans un marché généralement considéré comme sous-évalué, le discours de Greenspan sur les questions de l’énergie n’ayant eu aucun impact négatif sur la cote. Les investisseurs ont été plus attentifs au plan d’économie et de restructuration envisagé par Pfizer qui a soutenu les pharmaceutiques ainsi qu’à la publication d’une note favorable de Lehman Brothers sur Google. Enfin, l’annonce d’une hausse de 0,3 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière a été bien accueillie par les opérateurs. Les Bourses européennes ont renoué avec la hausse, soutenues par la baisse des prix pétroliers et l’évolution de l’euro face au dollar. L’annonce de négociations pour un éventuel rachat par Pernod Ricard de son concurrent britannique Allied Domecq a stimulé les initiatives pour les placements boursiers en même temps que le plan de restructuration de Pfizer. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué de battre en retraite, retombant de 8,89 $ à 8,75 $ et à 8,76 $ respectivement. Élie KAHWAGI



L’euro est resté sous de légères pressions face au dollar hier sur les marchés des changes, malgré un petit sursaut dans la journée à la faveur d’un mouvement de correction des excès commis à sa baisse. C’est ainsi qu’après avoir chuté jusqu’à 1,28 $, son plus bas niveau depuis deux mois, la monnaie unique européenne est remontée ensuite à 1,2870 $ avant de subir de nouveau la pression du billet vert. Il semble que le niveau de 1,28 $ est un seuil technique important et qu’il faille plus de temps pour le dépasser, fait-on savoir dans les milieux cambistes. Et d’ajouter que toutes les données économiques de soutien au dollar ont désormais été intégrées par le marché ainsi que la perspective dominante que les taux d’intérêt US vont être relevés de façon plus agressive. Cela étant, les...