Conjoncture
Croissance économique molle dans la zone euro
le 05 avril 2005 à 00h00
La Commission européenne a sabré hier sa prévision de croissance dans la zone euro en 2005 à 1,6 %, mais veut rester confiante sur une prochaine reprise tout en reconnaissant qu’une flambée du pétrole ou de l’euro mettrait à mal son optimisme.
Dans ses prévisions économiques de printemps, Bruxelles a réduit hier de 0,4 point sa précédente estimation d’octobre dernier. L’Europe, qui a enregistré l’an dernier une croissance de 2 %, est ainsi de plus en plus à la traîne des États-Unis, où la richesse croît à un rythme de près de 4 %. Pour l’Union européenne à 25, Bruxelles a aussi réduit sa prévision de 0,3 point à 2 % cette année et s’attend à 2,3 % en 2006. Le commissaire aux Affaires économiques Joaquin Almunia a mis en avant la « croissance plus forte des nouveaux adhérents ».
À l’intérieur de la zone euro, « les contrastes sont grands entre l’Irlande, la Finlande, le Luxembourg », dont la croissance est le double de la moyenne, et l’Allemagne, première économie de la région qui piétine à 0,8 %, ou l’Italie qui se contentera de 1,2 %. Le France s’en sort légèrement mieux avec un chiffre de 2 %, inférieur néanmoins aux 2,5 % prévus par le gouvernement.
Les problèmes pour l’Europe ont commencé au deuxième semestre 2004 et ont perduré dans les premiers mois de 2005, lorsque « l’envolée du prix du pétrole et le raffermissement de l’euro ont pesé sur l’activité », souligne la Commission.
Bruxelles attend un début d’accélération courant 2005, qui conduirait en 2006 à une croissance de 2,1 % dans la zone euro et 2,3 % dans l’UE à 25.
Le profil de la croissance devrait être modifié : fondée jusqu’à présent sur les exportations, la reprise devrait désormais reposer sur la « demande intérieure », estime la Commission qui table sur « une forte hausse de l’investissement » et une « reprise progressive » de la consommation des ménages.
La Commission européenne a sabré hier sa prévision de croissance dans la zone euro en 2005 à 1,6 %, mais veut rester confiante sur une prochaine reprise tout en reconnaissant qu’une flambée du pétrole ou de l’euro mettrait à mal son optimisme.
Dans ses prévisions économiques de printemps, Bruxelles a réduit hier de 0,4 point sa précédente estimation d’octobre dernier. L’Europe, qui a enregistré l’an dernier une croissance de 2 %, est ainsi de plus en plus à la traîne des États-Unis, où la richesse croît à un rythme de près de 4 %. Pour l’Union européenne à 25, Bruxelles a aussi réduit sa prévision de 0,3 point à 2 % cette année et s’attend à 2,3 % en 2006. Le commissaire aux Affaires économiques Joaquin Almunia a mis en avant la « croissance plus forte des nouveaux adhérents ».
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