Iran
Inflation du « prix du sang »
dans la République islamique
le 04 avril 2005 à 00h00
La vie d’un Iranien vaut désormais 250 millions de rials (un peu plus de 28 000 USD), soit 14 % de plus qu’avant, a décidé la justice selon le quotidien Jomhouri Eslami hier, mais celle d’une femme continue de valoir la moitié de celle d’un homme. Le « prix du sang » (diyeh) était auparavant de 220 millions de rials.
La loi islamique en vigueur en Iran affecte une valeur vénale à la vie. Celui qui tue un individu, intentionnellement ou accidentellement, est a priori tenu, outre l’éventuelle sanction pénale, de payer le diyeh aux proches de la victime. La loi établit de la même manière un barème, par exemple pour la perte d’un bras ou d’une jambe. Dans certains cas exceptionnels, le diyeh peut être prélevé dans les caisses de l’État, quand le coupable n’est pas solvable par exemple ou quand il n’a pas été identifié.
Cela fut le cas dans l’affaire Zahra Kazemi, journaliste irano-canadienne tuée en détention en 2003. La justice avait en effet acquitté l’accusé, un agent des renseignements, pour manque de preuves, et clos le dossier, mais ordonné le paiement du « prix du sang » par l’État.
Des défenseurs des droits de la femme, comme le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, militent toujours vainement pour que le diyeh des femmes soit le même que celui des hommes.
La vie d’un Iranien vaut désormais 250 millions de rials (un peu plus de 28 000 USD), soit 14 % de plus qu’avant, a décidé la justice selon le quotidien Jomhouri Eslami hier, mais celle d’une femme continue de valoir la moitié de celle d’un homme. Le « prix du sang » (diyeh) était auparavant de 220 millions de rials.
La loi islamique en vigueur en Iran affecte une valeur vénale à la vie. Celui qui tue un individu, intentionnellement ou accidentellement, est a priori tenu, outre l’éventuelle sanction pénale, de payer le diyeh aux proches de la victime. La loi établit de la même manière un barème, par exemple pour la perte d’un bras ou d’une jambe. Dans certains cas exceptionnels, le diyeh peut être prélevé dans les caisses de l’État, quand le coupable n’est pas solvable par exemple ou quand il n’a...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.