Contacts Koweït-Irak
pour la production d’un gisement de pétrole commun
Une commission conjointe du Koweït et de l’Irak étudie les possibilités de réguler la production d’un vaste gisement de pétrole situé à cheval sur les deux pays, a annoncé le ministre de l’Énergie koweïtien.
« Nous avons formé une commission conjointe avec les Irakiens pour étudier la question », a déclaré cheikh Ahmed Fahd al-Sabah, lors d’une allocution devant la Société d’économie de Koweït.
« Deux options s’offrent à nous. La première serait de fondre les opérations de production comme dans la zone neutre entre l’Arabie saoudite et le Koweït; la seconde serait de faire appel à une compagnie étrangère chargée de la production », a expliqué le ministre lors de cette allocution prononcée tard samedi soir.
« Nous étudions actuellement cette question afin d’éviter tout problème dans nos relations bilatérales », a-t-il précisé. Le gisement en question est connu sous le nom de Rumaila en Irak et de Ritqa au Koweït.
L’ancien dirigeant irakien Saddam Hussein accusait l’émirat de voler le pétrole du côté irakien et s’était servi de ce prétexte notamment pour envahir le Koweït en août 1990.
Rumaila, second champ pétrolier d’Irak en importance, compte 900 puits et produit plus d’un million de barils/jour tandis que la production quotidienne de Ritqa tourne autour de 50 000 barils/jour.
Cheikh Ahmed a catégoriquement démenti toute production illégale de l’émirat dans cette zone. Le quotidien koweïtien al-Anbaa s’est fait l’écho hier d’un reportage d’une agence de presse irakienne privée en ligne, Iraqi Media Agency, assurant que le Koweït volait du pétrole dans la partie irakienne du gisement.
Le Qatar ouvre partiellement sa Bourse aux étrangers
Le Qatar a partiellement ouvert hier sa Bourse aux investisseurs étrangers lors d’une cérémonie officielle en présence du ministre qatari du Commerce et de l’Économie, Mohammed ben Ahmed ben Jassem al-Thani. « J’ai le plaisir d’annoncer le début d’une nouvelle étape de l’ouverture économique du Qatar », a déclaré le ministre à l’ouverture dans la matinée de la Bourse aux investisseurs étrangers.
Début janvier, le Qatar avait annoncé sa décision d’ouvrir son marché financier local aux investisseurs étrangers, qui pourront acquérir jusqu’à 25 % des compagnies cotées en Bourse.
Cette décision est destinée à « élargir les transactions pour développer le marché boursier du Qatar (...) qui a une capitalisation de plus de 140 milliards de riyals (environ 40 milliards de dollars) », avait alors déclaré un analyste financier qatari, Béchir al-Kahlout.
Le Qatar, qui a signé de nombreux contrats avec des entreprises étrangères pour développer sa jeune industrie de liquéfaction de gaz naturel, dont il détient les troisièmes réserves mondiales, tente d’attirer des capitaux étrangers pour soutenir ses ambitions de devenir le premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde.
Paris soutient les réformes économiques en Libye
Le ministre français délégué au Commerce extérieur, François Loos, a affirmé hier à Tripoli que sa visite en Libye avait pour objectif d’offrir l’aide de la France à ce pays pour soutenir ses réformes économiques.
Il a qualifié de très bonnes les relations entre la France et la Libye, expliquant être venu offrir l’aide technique de la France aux réformes économiques entreprises par Tripoli, dans des déclarations à la presse à l’issue d’entretiens avec le Premier ministre libyen Choukri Ghanem.
Le ministre français avait assisté, peu après son arrivée samedi à Tripoli, à l’inauguration de la 34e édition de la Foire de Tripoli à laquelle participent 3 000 entreprises de 40 pays, dont plusieurs européens.
M. Loos a visité hier le pavillon français de la foire où la France est le pays le mieux représenté avec 140 entreprises.
S’exprimant brièvement à l’ouverture, le ministre français a souligné que la participation de la France traduit l’intérêt que porte son pays au renforcement des relations économiques entre les deux pays.
Un accord bilatéral sur la protection des investissements a par ailleurs été signé entre les deux pays au cours de cette visite.
Outre le Premier ministre libyen Choukri Ghanem, M. Loos – qui achevait sa visite hier – a eu des entretiens avec le ministre des Finances, Mohammed Ali Houij et le ministre de l’Économie, Abdel Kader Kheir.
La visite de M. Loos en Libye s’inscrit « dans le cadre de la relance des relations bilatérales après la visite officielle du président Jacques Chirac » en novembre 2004, avait annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères à Paris. La France est le 5e fournisseur de la Libye avec une part de marché de 6,3 %.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait appelé en juin 2003 à la privatisation des sociétés publiques, donnant le feu vert au Premier ministre Choukri Ghanem, qui en était partisan, pour ouvrir le pays aux investisseurs étrangers et démanteler l’économie administrée, source de corruption et de gaspillage.
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