Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Une enquête truffée de négligences

La mission d’enquête de l’Onu s’est attachée à mettre en lumière les circonstances de l’attentat. Après avoir inspecté les lieux du crime, les enquêteurs sont parvenus à la conclusion que l’explosion a vraisemblablement eu lieu à la surface de la route et que l’explosif utilisé était une charge d’environ 1 000 kg de TNT. Les enquêteurs mettent également en exergue les manquements de l’enquête menée sur le terrain par les autorités locales, notamment la découverte des corps de victimes plusieurs jours après la date de l’attentat. Tout en soulignant que la priorité doit toujours être donnée à la recherche des victimes, la mission de l’Onu relève que les autorités auraient dû assurer une meilleure préservation de la scène du crime et des indices s’y trouvant. « Les autorités ont échoué en la matière », affirme le rapport. La mission insiste également sur le fait que les six véhicules formant le convoi de Rafic Hariri ont été enlevés des lieux du crime, ce qui a entravé la collecte des preuves. L’armée, la police et les services de renseignements ont également ôté des lieux des éléments pouvant avoir une valeur au niveau de l’enquête sans recenser correctement leurs actions. Le rapport de la commission d’enquête révèle en outre que le jour de l’attentat, le directeur et un présentateur d’al-Jazira à Beyrouth ont reçu des menaces pour que la chaîne satellitaire diffuse une vidéo contenant la revendication de l’attentat par le groupe « de la Nasra et du Jihad pour la grande Syrie ». L’agence Reuters a été la cible de menaces similaires. Les enquêteurs de l’Onu estiment toutefois que peu d’éléments tendent à conforter la thèse selon laquelle Ahmed Abou Adas, identifié par les autorités libanaises comme la personne apparaissant sur la bande vidéo du groupe « de la Nasra et du Jihad pour la grande Syrie », serait un militant extrémiste. Le rapport de la mission souligne également qu’un enregistrement vidéo, effectué par les caméras de la HSBC, montre le comportement suspect d’un pick-up blanc Mitsubishi roulant approximativement six fois moins vite que la moyenne sur les lieux de l’attentat, peu avant le passage du convoi de M. Hariri. Une piste privilégiée par les autorités libanaises. La Mission assure toutefois pouvoir affirmer avec certitude « que des pièces d’un camion ont été apportées sur les lieux de l’explosion par un membre des forces de sécurité après l’assassinat et ont été placées dans le cratère puis photographiées dans ce cratère par des membres des forces de sécurité, créant ainsi des doutes et suspicions sur l’implication réelle de ce camion dans l’assassinat et écornant sérieusement la crédibilité du fil principal de l’enquête ». En résumé, les enquêteurs onusiens soulignent que l’enquête menée par les autorités libanaises est au mieux altérée par de sérieuses négligences, au pire sujette à des actions criminelles. La Mission met en exergue le fait que les juges ne contrôlaient pas l’enquête. En conséquence, la Mission estime qu’il y a eu « un manque clair d’engagement pour enquêter de manière efficace sur le crime, et que l’enquête n’a pas été menée selon les standards internationaux acceptables. La Mission estime également que l’enquête locale n’a ni la capacité ni l’engagement nécessaires pour réussir. Elle manque également de la confiance populaire nécessaire pour que ses résultats soient acceptés ».
La mission d’enquête de l’Onu s’est attachée à mettre en lumière les circonstances de l’attentat. Après avoir inspecté les lieux du crime, les enquêteurs sont parvenus à la conclusion que l’explosion a vraisemblablement eu lieu à la surface de la route et que l’explosif utilisé était une charge d’environ 1 000 kg de TNT.
Les enquêteurs mettent également en exergue les manquements de l’enquête menée sur le terrain par les autorités locales, notamment la découverte des corps de victimes plusieurs jours après la date de l’attentat. Tout en soulignant que la priorité doit toujours être donnée à la recherche des victimes, la mission de l’Onu relève que les autorités auraient dû assurer une meilleure préservation de la scène du crime et des indices s’y trouvant. « Les autorités ont échoué...