Rechercher
Rechercher

Actualités

Réquisitoire sévère multiforme de la Ligue maronite

Défaillances des autorités, quête de la vérité, nécessité d’une enquête internationale, dénonciation de la série noire des explosions visant à semer la discorde autant que la terreur, exigence de la mise en place d’un gouvernement fiable : la Ligue maronite dresse un réquisitoire condensé accablant pour le pouvoir. La Ligue, que préside l’ancien ministre Michel Eddé, relève d’abord qu’au quarantième de l’assassinat du président Rafic Hariri, qui a ébranlé le Liban, rien n’a encore été tiré au clair sur les circonstances de l’abominable attentat. Elle fustige le scandaleux laxisme des autorités et leur impute la responsabilité des effets négatifs de cette attitude sur le pays, notamment en termes d’effritement des institutions étatiques. Pour prévenir l’accumulation des dangers, la Ligue, à l’instar des Libanais toutes composantes confondues, appelle à faire la lumière, à découvrir et révéler la vérité, le plus rapidement possible. Car sans cela, la nation ne saurait recouvrer sa vitalité, les Libanais ne pourraient pas joindre leurs efforts, pour bâtir un nouvel édifice dégageant l’État de la paralysie issue de l’effroyable crime commis à travers l’assassinat du président Hariri. Dès lors, aucun prétexte avancé pour refuser une commission d’enquête internationale n’est recevable. Cette instance doit être mise en place dans les meilleurs délais. Afin de tout éclairer, de démasquer les commanditaires comme les exécutants de l’attentat, pour leur infliger les sanctions les plus sévères, quels qu’ils soient. La Ligue condamne ensuite dans les termes les plus sévères la série terroriste d’explosions systématiques ambulantes qui sèment la mort, la destruction, de New Jdeidé à Kaslik en passant par d’autres sites. L’objectif étant de terroriser les Libanais, de les inciter à la discorde, de réveiller les vieux démons, les fantômes d’une guerre intestine révolue à tout jamais. Pour porter donc les Libanais à capituler. À renoncer à leurs aspirations, à leur démarche pacifique démocratique civilisée autant que légitime visant à ranimer la patrie, à réédifier l’État, à l’ombre de la souveraineté, de la liberté et de l’indépendance retrouvées. Mettant en garde contre une extension perlée de ces explosions terroristes, la Ligue impute aux autorités, comme à tous leurs services, la responsabilité de ne pas assurer leur devoir élémentaire de protection de la population. De ne pas traquer, identifier, neutraliser les criminels qui attentent à la sécurité du pays, détruisent des biens et versent le sang de ses fils. Cependant la Ligue salue avec émotion l’unanime courage des Libanais face à des tentatives terroristes qui sont étrangères, de toute évidence, à leur patrimoine moral propre. Elle les invite à rester toujours confiants, tolérants, à renforcer l’entente nationale. L’admirable unité du peuple face au crime, son refus catégorique de se laisser gagner par la discorde ou de se montrer intimidé, apeuré, traduit une lucidité collective exemplaire. Qui reste encore le meilleur moyen de déjouer les machinations visant l’unité du pays. Cela étant, ajoute la Ligue, il est nécessaire d’édifier un État dans lequel nul ne supprimerait autrui, pour bien garantir la paix civile, couper court à l’anarchie sécuritaire programmée. La Ligue en déduit qu’il est impératif, urgent, de mettre sur pied le plus rapidement possible un gouvernement fiable. Afin, tout d’abord, d’assurer la continuité des institutions constitutionnelles, de préserver la sécurité et de sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation. Selon la Ligue, enfin, la pérennité du Liban est tributaire de l’entente nationale, unique planche de salut face aux dangers. Sous la bannière de la liberté, de la souveraineté et de l’indépendance.
Défaillances des autorités, quête de la vérité, nécessité d’une enquête internationale, dénonciation de la série noire des explosions visant à semer la discorde autant que la terreur, exigence de la mise en place d’un gouvernement fiable : la Ligue maronite dresse un réquisitoire condensé accablant pour le pouvoir.
La Ligue, que préside l’ancien ministre Michel Eddé, relève d’abord qu’au quarantième de l’assassinat du président Rafic Hariri, qui a ébranlé le Liban, rien n’a encore été tiré au clair sur les circonstances de l’abominable attentat. Elle fustige le scandaleux laxisme des autorités et leur impute la responsabilité des effets négatifs de cette attitude sur le pays, notamment en termes d’effritement des institutions étatiques.
Pour prévenir l’accumulation des dangers, la Ligue,...