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Actualités - Opinion

Je ne comprends pas...

Je ne comprends pas certaines réactions venant d’un homme de votre stature, président de la République, ex-général en chef de l’armée, père de famille et d’un fils qui fait ses débuts en politique (lourd héritage)... Je ne comprends pas comment vous êtes resté muet plusieurs semaines après le terrible attentat qui a secoué tout le Liban et qui a tué le président Rafic Hariri, une figure internationale aussi importante, alors que moi, simple citoyenne, attendais un réconfort du chef de l’État. Je ne comprends pas comment, une fois que vous aviez décidé de prendre la parole, vous ayez traité simplement de « vilain » le responsable de ce crime odieux qui a emporté la vie de près de 20 personnes et en a blessé 180. Je ne comprends pas comment vous ne vous êtes pas rendu sur place pour constater l’ampleur des dégâts et tout de suite insisté auprès de tous les services de sécurité pour que la lumière soit faite sur ce crime. Ce manque d’intérêt a indirectement contribué à la mort d’un citoyen plusieurs jours après le drame. Je ne comprends pas votre manque de confiance en votre peuple, plus uni que jamais et révolté par vos allusions à d’éventuelles divisions. Je ne comprends pas comment vous êtes passé outre ces millions de Libanais qui étaient dans les rues réclamant la vérité, la liberté, la souveraineté et l’indépendance de leur pays, de votre pays, du pays de vos enfants et petits- enfants. J’ai vraiment cru en vous, je vous ai longtemps soutenu. Vous en avez la preuve dans le Livre d’or du palais de Baabda, que mon frère Raymond, au nom de notre famille, fut le premier à signer le 4 février 1999, en guise de remerciements pour votre soutien lors du décès de mon père, Jean R. Béchara, décoré de la médaille de chevalier de l’Ordre du Cèdre, et dont voici le texte : « Les circonstances ont voulu que j’aie l’honneur d’inaugurer ce Livre d’or, aussi serait-il par un merci que je commencerai. Merci de votre association à notre deuil, merci de votre soutien. Et puis je ne peux m’empêcher de vous dire toute mon admiration pour votre personne : grand chef, grand gestionnaire et grand patriote. Enfin permettez-moi, Monsieur le président, de vous souhaiter la santé et la chance ; le courage vous l’avez déjà. L’avenir et la pérennité de notre Liban dépendent tellement de vous. » Je ne comprends pas comment vous n’avez pas saisi l’opportunité d’être la figure libanaise la plus aimée de l’histoire, si seulement vous aviez profité de cet élan patriotique de la majorité des Libanais et de la conjoncture internationale pour être le libérateur de notre cher pays. Je ne comprends pas... Tania J. BÉCHARA

Je ne comprends pas certaines réactions venant d’un homme de votre stature, président de la République, ex-général en chef de l’armée, père de famille et d’un fils qui fait ses débuts en politique (lourd héritage)...
Je ne comprends pas comment vous êtes resté muet plusieurs semaines après le terrible attentat qui a secoué tout le Liban et qui a tué le président Rafic Hariri, une figure internationale aussi importante, alors que moi, simple citoyenne, attendais un réconfort du chef de l’État.
Je ne comprends pas comment, une fois que vous aviez décidé de prendre la parole, vous ayez traité simplement de « vilain » le responsable de ce crime odieux qui a emporté la vie de près de 20 personnes et en a blessé 180.
Je ne comprends pas comment vous ne vous êtes pas rendu sur place pour constater...