Sept ans requis contre
un Maroco-Néerlandais
de 18 ans accusé de terrorisme
le 24 mars 2005 à 00h00
Sept ans de prison ferme ont été requis hier à Rotterdam (Sud-Ouest) contre un islamiste maroco-néerlandais de 18 ans accusé d’avoir préparé des attentats contre le Parlement, l’aéroport d’Amsterdam ou une centrale nucléaire aux Pays-Bas.
« Samir Azzouz doit être durement puni pour avoir suscité des sentiments de peur dans la société », a estimé le procureur Roger Lambrichts dans son réquisitoire, assurant que le but des attentats était de « porter atteinte à la démocratie » et de « détruire l’État de droit néerlandais ».
Vêtu d’un pantalon blanc, d’une longue tunique blanche et du calot blanc porté par les musulmans pratiquants, Samir Azzouz est resté impassible à l’énoncé du réquisitoire. Il a refusé de s’exprimer depuis le début de son procès.
La défense de Samir Azzouz, qui devait présenter ses arguments dans l’après-midi, n’a cessé de dénoncer la faiblesse des éléments de preuve.
90 % des terroristes présumés
sont en liberté en Australie
à cause des contraintes légales
Le responsable des services secrets australiens a estimé hier qu’en raison de contraintes légales, 90 % des terroristes présumés identifiés par ses services étaient libres et ne seraient jamais jugés. Le directeur général de l’Organisation de sécurité et des services secrets australienne (ASIO), Dennis Richardson, a déclaré qu’en raison des contraintes du système législatif, son agence était souvent dans l’incapacité d’appréhender les personnes soupçonnées de liens avec des organisations extrêmistes. « Probablement moins de 10 % des personnes en Australie, qui ont ou ont eu un engagement important auprès des réseaux el-Qaëda ou Jamaa islamiya (JI) et d’autres organisations de ce type, ne seront jamais poursuivies », a-t-il déclaré lors d’une conférence. M. Richardson a déclaré que l’absence de rétroactivité des lois antiterroristes aboutissait au fait que « la grande majorité » des suspects en Australie convaincus d’entraînement avec el-Qaëda demeuraient en liberté parce que tout lien avec cette organisation n’a été rendu illégal qu’en juillet 2002.
Un suspect des attentats
de Bali se repent
Un professeur d’université malaisien soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’attentat de Bali de 2002 a déclaré s’être repenti et avoir renoncé à la violence.
Wan Min Wan Mat, 45 ans, a été libéré lundi après avoir été détenu depuis septembre 2002, un peu avant l’attentat du 12 octobre qui a fait 202 morts dans l’île indonésienne.
Soupçonné par la police indonésienne d’être un de ses cerveaux, il a témoigné par écrit lors d’un procès en Indonésie d’un des accusés qu’il avait envoyé de l’argent au groupe considéré comme responsable des attentats. Wan Min a nié avoir eu connaissance du projet mais a reconnu avoir envoyé 30 500 dollars à un responsable de la Jamaa islamiya (JI) pour financer des opérations prévues en Indonésie.
Dans une interview publiée mercredi par le New Straits Times, il a déclaré : « C’était mal, je m’en rends compte maintenant. » Il invite ses membres à dénoncer l’organisation, estimant que la violence n’a fait qu’apporter le chaos.
Sept ans de prison ferme ont été requis hier à Rotterdam (Sud-Ouest) contre un islamiste maroco-néerlandais de 18 ans accusé d’avoir préparé des attentats contre le Parlement, l’aéroport d’Amsterdam ou une centrale nucléaire aux Pays-Bas.
« Samir Azzouz doit être durement puni pour avoir suscité des sentiments de peur dans la société », a estimé le procureur Roger Lambrichts dans son réquisitoire, assurant que le but des attentats était de « porter atteinte à la démocratie » et de « détruire l’État de droit néerlandais ».
Vêtu d’un pantalon blanc, d’une longue tunique blanche et du calot blanc porté par les musulmans pratiquants, Samir Azzouz est resté impassible à l’énoncé du réquisitoire. Il a refusé de s’exprimer depuis le début de son procès.
La défense de Samir Azzouz, qui...
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