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Changes et Bourses L’euro reste sous pression après l’inflation US

L’annonce d’une hausse un peu plus forte que prévu des prix à la consommation aux États-Unis en février a attisé les spéculations à la hausse du dollar hier, 24 heures après que la Fed eut durci le ton sur l’inflation en relevant son principal taux directeur de 2,50 à 2,75 %. Cet indicateur très suivi par les économistes s’est renchéri de 0,4 % par rapport à janvier, mois au cours duquel il avait progressé de 0,3 %, affichant par cela sa hausse la plus prononcée depuis septembre dernier. Bien que l’inflation reste maîtrisée à long terme, selon les commentaires de la Fed, qui avait promis la veille de faire ce qu’il faut pour éviter tout dérapage des prix, les opérateurs ont donc estimé hier devoir se prémunir en manipulant leurs positions de change, dans la mesure où cette promesse constitue un facteur positif pour le dollar. L’euro n’a pas tardé à en souffrir surtout après la publication de statistiques dans sa région, généralement défavorables à la monnaie européenne. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par Eurostat que la zone euro a enregistré un déficit commercial de 2,2 milliards EUR en janvier contre un excédent de 5,1 milliards EUR en décembre et des sorties nettes de capitaux de 31,2 milliards EUR de cette zone contre des entrées nettes de 43,9 milliards EUR pendant la même période. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre aussi que les entrées de commandes dans l’industrie dans cette région ont reculé de 5,8 % en janvier sur un an contre une hausse de 8,5 % en décembre. Il en est de même de l’annonce par l’institut Ifo que son indice mesurant le climat des affaires en Allemagne a reculé de 95,4 points en février à 94 points en mars, qui a déçu les investisseurs à un moment où la presse germanique affirmait hier que le nombre de chômeurs en Allemagne aurait atteint 5,2 millions. de personnes en mars, soit un niveau jamais inégalé dans l’histoire de l’après-guerre. Eu égard à toutes ces considérations, l’euro devait accentuer son repli, se négociant finalement à New York sur un ton très faible à 1,2975 $ contre 1,3070 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,73 %. Irrégularité des Bourses La tendance était contrastée hier à la Bourse US, partagée entre un déclin important des cours du brut et une hausse plus forte que prévu des prix à la consommation. Les investisseurs, craignant un ralentissement de la croissance économique si la Fed accélérait les relèvements des taux d’intérêt comme l’ont laissé entendre ses récents commentaires, ont préféré rester sur la défensive. En outre, les inquiétudes suscitées par l’annonce que GM est en discussion avec des établissements financiers pour vendre une part de sa filiale GMAC pour 1 milliard de $, afin de surmonter ses difficultés, ont un peu pesé sur la tendance ainsi que le fort recul des valeurs pétrolières. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont fini franchement en baisse hier malgré le net recul de l’euro et des prix pétroliers. La cote a donc pâti des inquiétudes sur l’inflation aux États-Unis et de l’affaiblissement du secteur de la distribution. À la Bourse de Beyrouth, le marché a souffert hier de la baisse des actions A et B de Solidere de 9,06 $ à 8,96 $ et de 8,99 $ à 8,94 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’annonce d’une hausse un peu plus forte que prévu des prix à la consommation aux États-Unis en février a attisé les spéculations à la hausse du dollar hier, 24 heures après que la Fed eut durci le ton sur l’inflation en relevant son principal taux directeur de 2,50 à 2,75 %. Cet indicateur très suivi par les économistes s’est renchéri de 0,4 % par rapport à janvier, mois au cours duquel il avait progressé de 0,3 %, affichant par cela sa hausse la plus prononcée depuis septembre dernier. Bien que l’inflation reste maîtrisée à long terme, selon les commentaires de la Fed, qui avait promis la veille de faire ce qu’il faut pour éviter tout dérapage des prix, les opérateurs ont donc estimé hier devoir se prémunir en manipulant leurs positions de change, dans la mesure où cette promesse constitue un facteur...