Meilleur potentiel boursier pour les entreprises
européennes
Les entreprises européennes ont un meilleur potentiel boursier que les entreprises américaines, dont la situation financière risque de souffrir dans les prochains mois, ont estimé les experts de Groupama Asset Management lors d’une conférence de presse hier à Paris.
L’excellente santé financière actuelle des sociétés américaines limite l’impact du ralentissement de leurs profits sur les investissements, mais elle risque de « souffrir dans les prochains mois », en raison d’un affaiblissement de la consommation des ménages, a prévu Laurent Berrebi, responsable de l’analyse économique de Groupama Asset Management.
Selon lui, la croissance économique va ralentir significativement en Europe et aux États-Unis au cours de l’année 2005, pénalisée par un retournement de certains marchés immobiliers, comme aux États-Unis, et la concurrence des produits étrangers, qui « s’accentue dans tous les pays de l’OCDE ».
Pour l’année 2005, Groupama Asset Management prévoit une croissance économique de 1 % dans la zone euro et de 2,5 % aux États-Unis.
Pascale Auclair, directrice de la gestion de taux et de la gestion diversifiée de Groupama Asset Management, prévoit que les taux directeurs américains vont remonter à 3,5 % d’ici à l’été, puis marquer une pause, tandis que les taux américains à dix ans remonteront à 5 % contre 4,52 % actuellement.
Airbus/Boeing : Washington agite de nouveau la menace de l’OMC
Les États-Unis se sont dit prêts de nouveau hier à porter devant l’OMC l’affaire des subventions publiques aux constructeurs aéronautiques si l’Union européenne refuse d’accepter les termes initiaux fixés pour la négociation ou de repousser la date limite prévue pour les discussions.
« Nous sommes toujours favorables à une extension des termes de l’accord du 11 janvier au-delà de la date butoir (du 11 avril) si cela est nécessaire », a déclaré Rich Mills, porte-parole du délégué américain au Commerce, dans une interview téléphonique de Washington.
Et tout ce que nous avons dit, c’est que s’ils l’enfreignent, ou s’ils refusent de le prolonger, alors nous passerons à la procédure judiciaire (devant l’Organisation mondiale du commerce). Auparavant, le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson déclarait, quant à lui, que la balle était dans le camp américain.
« Je cherche à avoir une clarification de la position des États-Unis », a-t-il dit aux journalistes après une brève conférence de presse à Moscou. Il emboîtait ainsi le pas à la Commission européenne, selon laquelle il revient au camp américain de faire le prochain pas en vue de la relance des négociations sur les aides publiques au secteur aéronautique civil. Washington a dénoncé l’accord transatlantique de 1992 qui régissait ces questions, arguant que les aides au constructeur européen Airbus lui donnent un avantage compétitif sur son concurrent américain Boeing.
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