L’euro a continué de battre en retraite face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, à la suite de liquidations spéculatives, alors que les investisseurs s’attendent à ce que la Fed relève ses taux d’intérêt aujourd’hui à la suite de la réunion de son comité de politique monétaire. Le billet vert a donc profité du coup de pouce que représenterait une décision de la Fed de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,75 %. Mais plus que la décision de porter ce principal taux à 2,75 %, c’est le vocabulaire qu’utilisera la Fed dans la déclaration accompagnant sa décision qui sera scruté. À cet égard, si la Fed renonçait à qualifier de « modéré » le rythme de croissance économique US, cela reviendrait à admettre le retour des risques inflationnistes à court et moyen terme, et laisserait la place à une politique de relèvement accéléré des taux d’intérêt. De nombreux cambistes spéculent déjà sur le fait que la Fed va remplacer l’expression « rythme modéré » par une autre plus riche de connotations haussières pour les taux d’intérêt. Toutes les rumeurs sur la possibilité de voir l’expression « rythme modéré » disparaître de la déclaration de la Fed ont ainsi conduit à des liquidations de positions longues en euros, et poussé le dollar à la hausse face à la devise européenne. À l’agenda des opérateurs figurait aussi l’indice des prix à la consommation aux États-Unis en février. Cet indice, qui sera publié demain, pèse lourd dans les décisions de politique monétaire de la Fed. S’il augmente à plus de 3 % en rythme annuel en février consécutivement au renchérissement du pétrole, cela conforterait les partisans d’une hausse des taux applicable le plus vite possible. Cette perspective rappelle aux marchés que le différentiel des taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro (actuellement à 2 %) devra militer en faveur du dollar. Compte tenu de toutes ces considérations, l’annonce hier par la Banque centrale russe que la part de l’euro dans ses réserves de changes a été relevée de 10 % à 20 % ne devait avoir aucun impact positif sur la monnaie unique. Celle-ci s’est finalement négociée à New York sur un ton faible à 1,3170 $ contre 1,3220 $ vendredi dernier, en nouvelle baisse de 0,38 %.
Accès de faiblesse des Bourses
La Bourse US a creusé ses pertes hier, dans un marché nerveux en raison des cours pétroliers toujours très élevés à la veille d’un relèvement attendu des taux d’intérêt par la Fed. L’annonce d’une explosion dans une usine Ford a également pesé sur la tendance. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles Time Warner aurait accepté de payer 300 mls $ et de réviser ses comptes pour échapper à des poursuites de la SEC qui l’accuse d’avoir gonfler son chiffre d’affaires tiré de ses activités Internet.
Les Bourses européennes ont également fini en baisse malgré le nouveau déclin de l’euro. Elles ont souffert du nouvel accès de faiblesse de Wall Street et des cours du brut élevés. De plus, l’annonce d’un compromis sur une réforme du Pacte de stabilité dans la zone euro a pesé sur la cote dans la mesure où cette décision laisse planer la menace d’un prochain relèvement des taux d’intérêt de la BCE.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont légèrement reculé de 9,04 $ à 9,02 $ et celles de la catégorie B se sont maintenues à 9 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a continué de battre en retraite face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, à la suite de liquidations spéculatives, alors que les investisseurs s’attendent à ce que la Fed relève ses taux d’intérêt aujourd’hui à la suite de la réunion de son comité de politique monétaire. Le billet vert a donc profité du coup de pouce que représenterait une décision de la Fed de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,75 %. Mais plus que la décision de porter ce principal taux à 2,75 %, c’est le vocabulaire qu’utilisera la Fed dans la déclaration accompagnant sa décision qui sera scruté. À cet égard, si la Fed renonçait à qualifier de « modéré » le rythme de croissance économique US, cela reviendrait à admettre le retour des risques...
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