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Actualités - Chronologie

Etude L’Opep doit accepter des prix inférieurs pour des stocks plus amples

L’Opep va devoir accepter une forte baisse des cours du brut au deuxième trimestre pour permettre aux pays consommateurs de reconstituer leurs stocks, nettement insuffisants, a estimé hier le Centre for Global Energy Studies (CGES) dans son rapport mensuel. L’Opep « a apparemment fini par réaliser l’importance d’une forte reconstitution des stocks au deuxième trimestre, mais reste à savoir si ses membres sont capables d’accepter la baisse des prix qu’elle pourrait accompagner », note le CGES dans son rapport, très surveillé par le marché. « Si elle veut réellement maintenir les prix sous la barre de 50 dollars le baril, l’Arabie saoudite en particulier devra être prête à utiliser sa capacité supplémentaire de production rapidement au cas où l’approvisionnement serait perturbé ou si la demande continuait à augmenter », ajoute le centre de recherche. L’Opep a décidé le 16 mars à Ispahan (Iran) d’augmenter immédiatement son plafond de production de 500 000 barils par jour, à 27,5 mbj. Le cartel prévoit aussi une hausse supplémentaire de 500 000 barils par jour si les prix restent élevés d’ici à une nouvelle réunion en juin. Pour le CGES, cette décision représente « une rupture majeure avec le passé » pour le cartel, qui a jusque-là toujours cherché à limiter la constitution de stocks au 2e trimestre, période de baisse de la consommation mondiale, pour éviter un effondrement des prix. Mais le CGES rappelle avoir toujours plaidé pour une reconstitution des stocks, soulignant que si la consommation recule habituellement de 2 millions de barils par jour entre le 1er et le 2e trimestre, la demande de la part des raffineries ne baisse quasiment pas. « Cette distinction entre la consommation et la demande est d’une importance vitale, et c’est de plus en plus le cas car l’utilisation croissante de pétrole dans le monde a commencé à tester les limites de capacité de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en période de pic de la demande », souligne le rapport. « L’industrie mondiale du raffinage n’est plus capable de produire suffisamment de produits légers et à faible taux en soufre, à partir d’une qualité de brut de plus en plus lourde et à fort taux en soufre, pour répondre à la demande en période de pointe, sauf si elle se constitue des stocks », poursuit le centre de recherche. Or le CGES estime que la demande mondiale devrait augmenter de 2,1 % en 2005, soit 1,76 million de barils par jour. Le centre de recherche estime que le Brent pourrait alors s’échanger à plus de 60 dollars le baril en moyenne pendant l’ensemble de 2005.
L’Opep va devoir accepter une forte baisse des cours du brut au deuxième trimestre pour permettre aux pays consommateurs de reconstituer leurs stocks, nettement insuffisants, a estimé hier le Centre for Global Energy Studies (CGES) dans son rapport mensuel. L’Opep « a apparemment fini par réaliser l’importance d’une forte reconstitution des stocks au deuxième trimestre, mais reste à savoir si ses membres sont capables d’accepter la baisse des prix qu’elle pourrait accompagner », note le CGES dans son rapport, très surveillé par le marché.
« Si elle veut réellement maintenir les prix sous la barre de 50 dollars le baril, l’Arabie saoudite en particulier devra être prête à utiliser sa capacité supplémentaire de production rapidement au cas où l’approvisionnement serait perturbé ou si la demande...