Le G20 demande la fin
des subventions agricoles
Le G20, qui regroupe des pays en développement, a demandé hier aux pays riches de prendre des mesures concrètes pour supprimer les subventions aux produits agricoles. Le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, a adopté un ton dur à l’ouverture d’une réunion ministérielle du G20 de deux jours à New Delhi, dans la perspective de la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce en décembre à Hong Kong. Les appels à des réductions dans les subventions au coton font écho à une protestation plus large dans les pays en développement qui estiment que les barrières douanières des nations industrialisées retirent à leurs populations leur seule chance d’échapper à la pauvreté en exportant leur production. La réunion de New Delhi devrait aboutir à un projet de document fixant les positions que le G20 adoptera sur différents sujets allant de l’agriculture aux règles d’investissement, lors de la ministérielle de Hong Kong.
Le Bangladesh se dote d’une compagnie privée de téléphone
Le première compagnie privée de téléphone à exercer au Bangladesh, Bay Phones, entrera en service dimanche, mettant ainsi un terme au monopole d’État, a-t-on appris vendredi de sources officielles. Bay Phones est l’une des douze compagnies qui se sont vu attribuer des licences de téléphonie fixe par les autorités en février 2004.
100 000 nouvelles lignes seront ainsi offertes au public, dans la région Chittagong (Sud) au début, a indiqué le PDG de la société M.A. Hashem. L’opérateur, une société mixte entre la compagnie américaine Westec.com et sa filiale au Bangladesh Westec Corporation, envisage d’accroître sa clientèle à 500 000 en deux ans.
La compagnie publique Bangladesh Telegraph and Telephone Board était jusqu’à présent en situation de monopole, avec un parc de 950 000 lignes. Il y avait fin février 4,2 millions d’abonnés au téléphone mobile au Bangladesh, pays de 135 millions d’habitants, selon le principal opérateur Grameenphone.
Portugal : le nouveau gouvernement veut résorber le chômage
Le nouveau gouvernement socialiste portugais veut permettre à l’économie de renouer avec un rythme de croissance de 3 % par an d’ici à 2009, afin de recréer 150 000 emplois, tout en se fixant des « objectifs crédibles » de réduction du déficit public. Le taux de chômage a atteint 7,1 % fin 2004, son plus haut niveau en six ans.
Le programme place au centre de la politique économique la mise en œuvre d’un « plan technologique », visant à favoriser l’innovation et à améliorer les qualifications des Portugais, afin d’accroître la compétitivité et la productivité de l’économie portugaise. Le gouvernement va aussi lutter contre la pesante bureaucratie afin de faciliter créations d’entreprises et investissements. Il veut rendre obligatoire l’éducation ou la formation des jeunes jusqu’à 18 ans, alors que 20 % seulement des Portugais âgés de 25 à 64 ans sont allés au bout des 12 ans de scolarité, contre 65 % en moyenne dans les pays industrialisés. Autre mesure, la généralisation de 20 heures de formation par an pour tous les travailleurs.
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