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Actualités - Chronologie

Controverse sur une décision du gouvernement koweïtien de contrôler les mosquées chiites

Un dignitaire musulman chiite au Koweït a critiqué hier la décision du ministère des Affaires islamiques de contrôler toutes les mosquées de l’émirat, donc aussi celles gérées par la minorité chiite. « Les mosquées chiites ne relèvent pas du ministère des Affaires islamiques. Le ministère ne désigne pas nos prédicateurs et ne paye pas leur salaire. Nous faisons cela », a déclaré à l’AFP Sayed Mohammed Baqer al-Muhri, chef du Rassemblement des ulémas chiites au Koweït. « La majorité du personnel du ministère sont des salafistes et nous n’acceptons pas leur ligne », a renchéri M. Muhri, en référence au groupe sunnite radical qui, historiquement, nourrissait de l’animosité envers les chiites. La presse locale a rapporté lundi que le gouvernement koweïtien avait décidé d’adresser une mise en garde à M. Muhri pour le ton agressif de ses sermons lors des prières du vendredi. Les salafistes sont particulièrement irrités par le soutien apporté par M. Muhri à l’octroi des droits politiques aux femmes, qu’il défend dans les mosquées en dépit d’une directive du gouvernement aux prédicateurs de ne pas soulever la question. Sur ce sujet, qui fait débat dans l’émirat, un sondage d’opinion effectué par un institut privé auprès d’électeurs koweïtiens de sexe mâle et dont les résultats ont été publiés hier indique que 50,2 % des sondés soutiennent l’octroi aux femmes de leurs droits politiques, auxquels s’opposent 27,9 % des personnes interrogées. Le ministre koweïtien des Affaires islamiques Abdallah al-Maatouq avait annoncé lundi que son département allait émettre un avis religieux, mandatant l’émir à trancher dans la controverse sur les droits politiques des femmes. Il a ajouté que la fatwa serait signée et publiée samedi. La nouvelle fatwa devrait remplacer une précédente, édictée en 1985 et qui établit clairement que l’islam interdit aux femmes le droit de vote et d’éligibilité. En 1999, l’émir Jaber al-Ahmad al-Sabah avait promulgué un décret accordant le droit de vote et d’éligibilité aux femmes. Il avait été approuvé par le gouvernement mais rejeté au Parlement.
Un dignitaire musulman chiite au Koweït a critiqué hier la décision du ministère des Affaires islamiques de contrôler toutes les mosquées de l’émirat, donc aussi celles gérées par la minorité chiite. « Les mosquées chiites ne relèvent pas du ministère des Affaires islamiques. Le ministère ne désigne pas nos prédicateurs et ne paye pas leur salaire. Nous faisons cela », a déclaré à l’AFP Sayed Mohammed Baqer al-Muhri, chef du Rassemblement des ulémas chiites au Koweït. « La majorité du personnel du ministère sont des salafistes et nous n’acceptons pas leur ligne », a renchéri M. Muhri, en référence au groupe sunnite radical qui, historiquement, nourrissait de l’animosité envers les chiites.
La presse locale a rapporté lundi que le gouvernement koweïtien avait décidé d’adresser une mise en...