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Changes et Bourses Repli de l’euro après la balance US des capitaux

L’euro a continué de battre en retraite face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert étant soutenu par les bons chiffres de la balance US des capitaux qui ont révélé un excédent supérieur aux attentes. Selon le Trésor US, cet excédent s’est chiffré à 91,5 milliards de $ d’achats de titres en janvier, soit le 2e montant le plus élevé jamais enregistré et le montant le plus élevé depuis mai 2003. Ces chiffres, qui ont dépassé de beaucoup non seulement ceux de décembre 2004 (60,7 mlds $) mais aussi les attentes des économistes qui tablaient sur 81 mlds $, n’ont pas tardé à doper le dollar dans la mesure où ils signifient que les investisseurs étrangers sont toujours disposés à financer le déficit des comptes courants US. Cela d’autant que les cambistes venaient d’apprendre du département US du Commerce que les ventes de détail aux États-Unis ont progressé de 0,5 % en février contre 0,3 % en janvier, et que les stocks des entreprises US ont augmenté de 0,9 % en janvier contre 0,4 % en décembre ainsi que les ventes de ces stocks de 0,8 % contre 0,2 % pendant la même période. Mais, il n’en demeure pas moins que l’engouement pour le dollar face à l’euro a été un peu freiné par l’annonce d’une hausse de l’indice ZEW mesurant les prévisions de conjoncture du secteur financier en Allemagne dans 6 mois de 35,9 points en février à 36,3 points en mars et par les perspectives d’un prochain relèvement du principal taux directeur de la BCE. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par les propos tenus hier par le président de la Bundesbank Axel Weber, selon lesquels l’excès actuel de liquidités en zone euro rendait inévitable à moyen terme un durcissement de la politique monétaire dans cette région. Cela étant, et dans l’attente aussi de la publication aujourd’hui des chiffres de la balance US des comptes courants au 4e trimestre 2004, la mesure la plus large des flux d’échanges d’un pays, les spéculations à la hausse du dollar ne devaient pas prendre beaucoup d’ampleur hier. En effet, les opérateurs se sont montrés moins unanimes à la baisse de l’euro, le faisant négocier finalement à New York à 1,3315 $, après une brève incursion au-dessous de la barre de 1,33 $, contre 1,3370 $ la veille, en léger repli de 0,41 %. Baisse de Wall Street et reprise des Bourses européennes La Bourse US s’est installée en terrain négatif hier, après un bon départ, les inquiétudes sur l’inflation liées à la hausse des ventes de détail et au niveau élevé des cours du pétrole ayant pesé sur la tendance. Il en est de même de la démission forcée du PDG d’AIG et de l’annonce de S & P qu’elle envisageait d’abaisser la notation du numéro un mondial de l’assurance qui ont assombri le climat entourant la cote et relégué au second plan les bons résultats de Lehman Brothers. Quant aux Bourses européennes, elles ont fini dans le vert grâce à la baisse de l’euro qui a soutenu les sociétés exportatrices. Les bonnes perspectives de Munich Ré, de Schering et d’AstraZeneca ainsi que la hausse du brut ont privilégié les assurances, les pharmaceutiques et les pétrolières. À la Bourse de Beyrouth, des prises de bénéfices ont pesé sur Solidere dont les actions A et B ont reculé de 9,27 $ à 9,23 $ et de 9,44 $ à 9,05 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro a continué de battre en retraite face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert étant soutenu par les bons chiffres de la balance US des capitaux qui ont révélé un excédent supérieur aux attentes. Selon le Trésor US, cet excédent s’est chiffré à 91,5 milliards de $ d’achats de titres en janvier, soit le 2e montant le plus élevé jamais enregistré et le montant le plus élevé depuis mai 2003. Ces chiffres, qui ont dépassé de beaucoup non seulement ceux de décembre 2004 (60,7 mlds $) mais aussi les attentes des économistes qui tablaient sur 81 mlds $, n’ont pas tardé à doper le dollar dans la mesure où ils signifient que les investisseurs étrangers sont toujours disposés à financer le déficit des comptes courants US. Cela d’autant que les cambistes venaient...