COOPÉRATION
Libre-échange : début des pourparlers entre Washington et Abou Dhabi
le 09 mars 2005 à 00h00
Les Émirats arabes unis et les États-Unis ont entamé hier des pourparlers sur un accord de libre-échange qui, selon le chef des négociateurs américains, ne sera pas une entrave à l’intégration économique du Golfe, écartant ainsi les inquiétudes en ce sens de Ryad.
« En aucune façon cela n’est une menace pour le Conseil de coopération du Golfe » (CCG), a affirmé Catherine Novelli, la représentante adjointe américaine pour le Commerce, dans une conférence de presse après le début de la première série de négociations. « Nous soutenons fortement le CCG. Nous avons parlé directement aux Saoudiens et certainement nous envisageons à l’avenir un accord de libre-échange englobant la région, qui inclurait l’Arabie saoudite, et aussi un accord bilatéral avec l’Arabie saoudite », a déclaré Mme Novelli.
Les négociations placent les Émirats en course pour devenir le second pays du CCG (Arabie saoudite, Koweït, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et Oman), après Bahreïn, à conclure un accord de libre-échange avec Washington. Des négociations similaires vont commencer avec Oman après la conclusion du premier round avec les Émirats, qui va durer trois jours.
Mme Novelli a ajouté que Washington a eu aussi « de très sérieuses discussions avec Qatar et Koweït » à propos d’accords similaires.
Cela laisse apparemment l’Arabie saoudite isolée. Le géant pétrolier avait manifesté son mécontentement durant le sommet du CCG en décembre 2004 à Manama, estimant que les accords bilatéraux de libre-échange entravent l’intégration économique entre les six pays partenaires du CCG.
Contrairement aux précédents sommets, le communiqué final de la réunion de Manama avait soigneusement évité toute référence au marché commun et à la monnaie unique envisagés.
Le communiqué a également évité d’évoquer l’intention de ce groupe régional de lever les diverses entraves devant l’établissement d’une union douanière, pourtant lancée depuis deux ans.
« Nous ne voyons en aucun cas dans les accords bilatéraux une entrave à l’intégration, mais ce genre d’accords conduisent à de hauts degrés d’ouverture et ne peuvent qu’accélérer l’intégration », a-t-elle ajouté.
Les Émirats arabes unis et les États-Unis ont entamé hier des pourparlers sur un accord de libre-échange qui, selon le chef des négociateurs américains, ne sera pas une entrave à l’intégration économique du Golfe, écartant ainsi les inquiétudes en ce sens de Ryad.
« En aucune façon cela n’est une menace pour le Conseil de coopération du Golfe » (CCG), a affirmé Catherine Novelli, la représentante adjointe américaine pour le Commerce, dans une conférence de presse après le début de la première série de négociations. « Nous soutenons fortement le CCG. Nous avons parlé directement aux Saoudiens et certainement nous envisageons à l’avenir un accord de libre-échange englobant la région, qui inclurait l’Arabie saoudite, et aussi un accord bilatéral avec l’Arabie saoudite », a déclaré Mme...
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