Lyon a chuté pour la deuxième fois consécutive en s’inclinant à Caen, 16e de Ligue 1 de football, vendredi pour la 28e journée, trois jours après son élimination à Clermont en 8e de finale de Coupe de France, sur une pelouse très abîmée indigne d’un match d’élite.
Le leader de L1, en panne de réalisme, accroché en première période mais dominateur en seconde, avec un Wiltord très actif, semblait pourtant avoir digéré l’échec clermontois. Mais Mazure, d’un vrai but de technicien à la 71e minute, lui a signifié que le championnat n’était pas encore terminé.
Ce soir à Saint-Étienne, Marseille (2e) peut en effet revenir à seulement cinq points de Lyon. Caen, de son côté, fait une très bonne affaire en vue du maintien.
Les premières inquiétudes lyonnaises sont venues de la charnière centrale Cris-Essien qui se faisait surprendre dans le dos plusieurs fois par Mazure. Les deux premières alertes en profondeur étaient toutefois bien coupées par un Grégory Coupet vigilant (5e et 11e) aux 15 m.
Plus tard, à la 34e minute, Mazure s’échappait encore du marquage flottant de Cris et d’Essien pour récupérer une balle en profondeur, mais tirait au-dessus (34e). La plus sérieuse occasion à ce stade était toutefois lyonnaise. À la 11e minute, un remarquable coup franc enroulé de Juninho avait trouvé le pied droit de Malouda pour une reprise de peu à côté.
Jovicic manque le KO
Wiltord aussi avait pu croire au but sur un tir croisé du droit, mais le bout du pied de Planté sauvait Caen (26e). Le jeu était très plaisant malgré l’état déplorable de la pelouse du stade Michel-d’Ornano.
Caen procédait en contre, un style qui lui allait bien avec son milieu très dense. Quant à Lyon, malgré l’état de la pelouse, il pratiquait un jeu à terre à base de une-deux et de passes redoublées, autour de Wiltord principalement.
L’ex-joueur d’Arsenal décalait idéalement Bergougnoux dans la surface, mais la frappe n’était pas cadrée (47e). Wiltord cherchait encore Bergougnoux d’un centre à ras de terre mais le jeune attaquant était trop court (51e). Coup sur coup, Lyon avait, sans le savoir, manqué sa chance.
Un mouvement entre Lemaître et Mazure, mal conclu par le premier, faisait naître des ardeurs dans les tribunes (60e). Et Mazure entrait en scène avec un crochet du droit sur Juninho, un autre du gauche sur Diatta et une frappe du droit qui trompait Coupet (71e). Un but d’école contre le cours du jeu.
Caen n’avait plus qu’à tirer le rideau, et malgré l’apport de quatre attaquants, Lyon ne comblait pas l’écart. Au contraire, l’addition lyonnaise aurait pu être plus corsée si Jovicic n’avait pas manqué son plat du pied devant un but vide (79e).
OM-Asse, une affiche au goût rétro
Marseille se rend ce soir à Saint-Étienne pour une affiche au goût rétro réunissant deux des clubs de football français les plus titrés.
« Pour moi, c’est un classique qui remonte à 30 ans. Ce sont des images d’enfants qui s’imposent, ces OM-Asse des années 1970 avec les Bosquier, Beretta, Larqué ou Herbin », explique l’entraîneur marseillais Philippe Troussier.
« C’est un match historique, mais qui s’inscrit pour nous dans une logique d’objectifs pour conforter une position d’échappée pour les places d’honneur. Il convient donc de prendre des points là-bas », ajoute-t-il aussitôt.
Les Marseillais auront aussi à cœur de se racheter après leur contre-performance à domicile face à Istres (1-1), si toutefois la rencontre a lieu, puisque de nombreux matchs sont actuellement reportés en raison des conditions météorologiques.
« J’espère que ce match ne sera pas reporté, car on a vite envie d’enchaîner par un bon résultat à Saint-Étienne pour oublier ce demi-échec », reconnaît Laurent Battles.
« Tout le monde espère voir un OM conquérant, même si le froid et la neige ne facilitent pas le jeu. Si on veut gagner chez les Verts, il faudra pourtant montrer un autre niveau de jeu que celui vu dans les deux derniers matchs », prévient encore le meneur de jeu phocéen.
L’OM sera probablement privé de Peggy Luyindula, touché à un genou, et de Fabrice Fiorèse, déjà forfait pour les deux prochaines rencontres.
Le défenseur Salomon Olembé est pour sa part suspendu. Il sera remplacé par l’international japonais Koji Nakata, dont ce sera la première apparition sous le maillot marseillais.
Distancé dans la course au titre, l’OM se rend dans le Forez pour sauvegarder, voire conforter sa deuxième place au classement.
Marseille, qui pointe désormais à huit points du leader lyonnais, ne possède en effet qu’un point d’avance sur Lille et quatre sur Monaco, qui compte pour sa part un match en retard.
« Le mois de mars est déterminant. On aura ensuite une idée plus précise de celui qui a des chances de finir champion », a conclut Troussier.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lyon a chuté pour la deuxième fois consécutive en s’inclinant à Caen, 16e de Ligue 1 de football, vendredi pour la 28e journée, trois jours après son élimination à Clermont en 8e de finale de Coupe de France, sur une pelouse très abîmée indigne d’un match d’élite.
Le leader de L1, en panne de réalisme, accroché en première période mais dominateur en seconde, avec un Wiltord très actif, semblait pourtant avoir digéré l’échec clermontois. Mais Mazure, d’un vrai but de technicien à la 71e minute, lui a signifié que le championnat n’était pas encore terminé.
Ce soir à Saint-Étienne, Marseille (2e) peut en effet revenir à seulement cinq points de Lyon. Caen, de son côté, fait une très bonne affaire en vue du maintien.
Les premières inquiétudes lyonnaises sont venues de la charnière centrale...