Russie : la corruption, principal obstacle aux investissements étrangers
La corruption reste le principal obstacle aux décisions d’investissements par les étrangers en Russie même si une majorité d’investisseurs prévoit une amélioration dans le pays à court terme, révèle un rapport présenté au ministère russe du Développement économique.
« La corruption est la première raison pour laquelle les investisseurs étrangers craignent d’investir en Russie, et 4 investisseurs sur 10 pensent qu’il est très difficile d’y faire des affaires sans compromettre les normes éthiques et légales internationales », souligne le rapport réalisé par la société d’études internationale PBN. Ces conclusions se basent sur les réponses de responsables de 158 grandes sociétés internationales implantées ou non en Russie, parmi lesquelles BP, Total, Coca-Cola ou Siemens.
Les autres facteurs répulsifs nommés par les compagnies étrangères sont les barrières administratives et l’application sélective de la loi. Les conflits entre l’État et les entreprises, comme dans l’affaire Ioukos, inquiètent les investisseurs mais n’arrivent pas en tête de leurs préoccupations. Cependant, 54 % des investisseurs interrogés s’attendent à une amélioration du climat de l’investissement dans les deux ans et parmi les compagnies non implantées encore en Russie 46 % envisagent d’y investir dans un délai d’une année.
L’UE pourrait tolérer un nouveau
dérapage des déficits en 2005
La France et l’Allemagne pourraient dépasser en 2005 la barre des 3 % du PIB prévue pour le déficit public sans être mises sous tutelle dans le pacte de stabilité de l’euro réformé qui a de bonnes chances d’être accepté, a-t-on appris vendredi de source communautaire. L’optimisme prévaut avant les réunions, demain, des ministres des Finances de l’Eurogroupe, puis mardi, de ceux de l’Union, qui se tiendront sur la base d’une proposition de compromis déposée dimanche soir par la présidence luxembourgeoise de l’UE.
L’objectif est de parvenir à un compromis avant le Conseil européen des 22 et 23 mars, qui n’aurait plus qu’à l’entériner. « Les conséquences d’un échec (avant le Conseil européen ou lors de ce sommet) seraient gigantesques », a dit un responsable.
Mais plusieurs obstacles doivent encore être surmontés. L’Allemagne et, dans une moindre mesure, la France ne veulent pas se retrouver dans la situation de novembre 2003, lorsqu’elles avaient, avec leurs alliés, mis le pacte de stabilité entre parenthèses pour éviter de voir leurs politiques économiques mises sous tutelle en raison d’un déficit excessif. Si les deux pays se sont engagés à revenir dans les clous l’an prochain, la France tient le cap selon la commission, mais d’importants doutes existent sur la capacité de l’Allemagne. Des sources communautaires affirment que la commission et la présidence luxembourgeoise s’efforcent actuellement de trouver un mécanisme qui permettrait de rassurer l’Allemagne.
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