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Changes et Bourses L’euro en forte hausse

L’euro a fortement progressé hier sur les marchés des changes, face à un dollar faiblissant contre toutes les principales devises après la publication d’un rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis qualifié de terne. Bien que les créations d’emplois non agricoles aient bondi en février de 262 000 après 132 000 en janvier, les cambistes ont été peu enthousiasmés par les perspectives de l’économie US après qu’ils eurent appris que c’est le secteur des services qui a le plus créé d’emplois le mois dernier (+144 000) contrairement à l’industrie et à la construction qui ont enregistré de faibles créations d’emplois, de 20 000 et de 30 000 respectivement. De plus, ils ont été déçus par la hausse du taux de chômage à 5,4 % contre 5,2 % pendant la même période consécutivement à l’augmentation de la population active aux États-Unis de 153 000 pour totaliser 148,1 millions de personnes fin février. Il en est de même de la stabilisation du salaire horaire moyen à 15,9 $ le mois dernier, excluant toute perspective d’une relance de l’inflation qui pourrait inciter la Fed à relever son principal taux directeur à plus de 2,50 % actuellement lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 22 mars. Les analystes, qui ont épluché ces chiffres de l’emploi, n’ont donc rien trouvé de stimulant pour les placements en dollar. « Les chiffres du chômage ne sont ni bons ni mauvais : ils sont ternes », ont-ils indiqué. En outre, les investisseurs ont accueilli avec perplexité l’annonce par le département US du Commerce que les commandes industrielles n’ont augmenté que de 0,2 % en janvier contre 0,5 % en décembre. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’Université du Michigan qu’elle a révisé en baisse son indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis de 94,2 points à 94,1 points en février contre 95,5 points en janvier, alors qu’on tablait sur une révision en hausse de cet indice à 94,3 points. Dans ce contexte, et compte tenu aussi de l’annonce par Eurostat que le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier à 8,8 % de la population active et que les ventes de détail ont augmenté de 0,3 % dans cette région pendant la même période, les opérateurs ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse du dollar depuis le début de la semaine. En effet, l’euro a été le principal bénéficiaire, progressant finalement à New York à 1,3240 $ contre 1,3110 $ la veille, en hausse de 0,99 %. Les Bourses portées par les chiffres de l’emploi US La Bourse US a continué sur sa lancée de la veille, encouragée par les chiffres de l’emploi publiés hier, excluant tout prochain relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis. La détente observée sur le marché pétrolier a aussi apaisé certaines craintes, alors que la décision de Dell de retirer pour 10 mlds $ de ses actions du marché a été bien accueillie par les opérateurs ainsi que les nouvelles selon lesquelles les chiffres de ventes de McDonald’s de février pourraient s’afficher au-delà des prévisions. Les Bourses européennes ont été également dopées par les chiffres US de l’emploi et la hausse des ventes au détail dans la zone euro. Les perspectives de croissance du secteur pharmaceutique et des télécoms ont aussi soutenu la tendance. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont rebondi de 8,01 $ à 8,46 $ et de 8,02 $ à 8,35 $ respectivement après que les certificats GDR de la société eurent progressé à 10 $ à Londres. Élie KAHWAGI
L’euro a fortement progressé hier sur les marchés des changes, face à un dollar faiblissant contre toutes les principales devises après la publication d’un rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis qualifié de terne. Bien que les créations d’emplois non agricoles aient bondi en février de 262 000 après 132 000 en janvier, les cambistes ont été peu enthousiasmés par les perspectives de l’économie US après qu’ils eurent appris que c’est le secteur des services qui a le plus créé d’emplois le mois dernier (+144 000) contrairement à l’industrie et à la construction qui ont enregistré de faibles créations d’emplois, de 20 000 et de 30 000 respectivement. De plus, ils ont été déçus par la hausse du taux de chômage à 5,4 % contre 5,2 % pendant la même période consécutivement à l’augmentation...