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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro en léger repli

L’euro était en léger repli face au dollar encore hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication de statistiques économiques des deux côtés de l’Atlantique au profit du billet vert. Celui-ci a donc été soutenu par l’annonce du département US du Travail que la productivité non agricole aux États-Unis a été plus forte que prévu au 4e trimestre 2004, enregistrant une hausse de 2,1 % au lieu de 0,8 % annoncé dans un premier temps contre 1,3 % au 3e trimestre. Ce développement, qui laisse augurer un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Fed, n’a pas tardé à privilégier le dollar surtout après que les opérateurs eurent appris que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis ont enregistré une baisse de 1 000 pour totaliser 310 000 au cours de la semaine achevée le 26 février, en raison de quelques créations d’emplois non agricoles. De plus, le dollar a trouvé appui dans l’accélération de l’activité dans le secteur des services US de 59,2 points en janvier à 59,8 points en février, portée notamment par les commandes nouvelles et l’emploi qui ont progressé de 60,5 points à 61,6 points et de 52,22 points à 59,60 points respectivement, selon l’indice publié hier par les directeurs d’achat de ce secteur (ISM). En revanche, l’euro avait souffert plus tôt dans la matinée de la baisse de l’indice des directeurs d’achat du secteur des services (PMI) dans sa région de 53,4 points à 53 points pendant la même période, alors que la décision de la BCE de maintenir son principal taux directeur à 2 % était largement anticipée. Pourtant, le relèvement par la BCE de sa prévision concernant le taux de change de l’euro pour l’horizon 2005 et 2006, à 1,30 $ contre 1,29 $ prévu en décembre dernier, devait alléger les pressions sur la monnaie unique. Cela d’autant que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, prévenait dans sa déclaration traditionnelle à la presse que ce taux directeur évolue actuellement à un niveau historiquement très bas et devra un jour être relevé. Compte tenu de toutes ces considérations, et dans l’attente de la publication aujourd’hui des chiffres du rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis en février, l’euro est parvenu à réduire ses pertes à 0,15 %, se négociant finalement à New York à 1,3115 $ contre 1,3135 $ la veille. Les Bourses déprimées par le pétrole La Bourse US était contrastée hier, tiraillée entre les bons chiffres économiques et la nouvelle flambée des prix pétroliers. Il en est de même de la publication par plusieurs chaînes de grands magasins de bons résultats pour le mois de février, en particulier Wal-Mart, qui ont été neutralisés par l’annonce d’une baisse de 0,5 % des ventes mondiales de semi-conducteurs en janvier sur décembre. Les Bourses européennes ont terminé en perte de vitesse, affectées par le rebond du brut, tandis que le léger accès de faiblesse de l’euro et le statu quo monétaire observé par la BCE laissaient les marchés de marbre. Pourtant, l’engouement manifesté pour les pharmaceutiques et les pétrolières a sensiblement réduit les pertes essuyées par plusieurs autres compartiments. À la Bourse de Beyrouth, Solidere, qui a fait l’objet de transactions très nourries, s’est montrée résistante, les actions de la catégorie A s’étant maintenues à 8,01 $ et celles de la catégorie B ayant légèrement reculé de 8,05 $ à 8,2 $. Élie KAHWAGI

L’euro était en léger repli face au dollar encore hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication de statistiques économiques des deux côtés de l’Atlantique au profit du billet vert. Celui-ci a donc été soutenu par l’annonce du département US du Travail que la productivité non agricole aux États-Unis a été plus forte que prévu au 4e trimestre 2004, enregistrant une hausse de 2,1 % au lieu de 0,8 % annoncé dans un premier temps contre 1,3 % au 3e trimestre. Ce développement, qui laisse augurer un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Fed, n’a pas tardé à privilégier le dollar surtout après que les opérateurs eurent appris que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis ont enregistré une baisse de 1 000 pour totaliser 310 000 au cours de la...