Paul-Henri Mathieu, né à Strasbourg voilà 23 ans, est de retour sur la terre battue alsacienne avec ses coéquipiers de l’équipe de France pour affronter la Suède, de demain à dimanche au premier tour de la Coupe Davis de tennis.
Le Strasbourgeois, n° 99 au classement technique de l’ATP, s’est dit, bien entendu, ravi par ce retour au bercail : « Je suis content de revenir ici, mais ça fait un peu bizarre de dormir à l’hôtel. J’ai pu voir mon frère un peu, mais pas encore mes parents. Il n’y avait jamais eu un grand événement de tennis à Strasbourg, c’est bien pour la ville. »
Pour tenter de contrer la Suède et ses géants, la France a décidé de jouer sur terre battue, histoire de ralentir quelque peu les météorites lancées par les joueurs de Mats Wilander, le capitaine suédois. Joachim Johansson, n° 11 au classement technique, sert ainsi régulièrement à plus de 220 km/h.
Or, sans nécessairement penser à la Coupe Davis, Mathieu a justement disputé trois tournois sur terre battue en Amérique du Sud ces dernières semaines.
Après ce périple, duquel il n’a ramené que des résultats mitigés (deux victoires, trois défaites), il est néanmoins le Français le plus performant aux premiers jours du stage de préparation, ses coéquipiers (Gaël Monfils, Sébastien Grosjean, Arnaud Clément et Mickaël Llodra) n’ayant plus évolué sur cette surface depuis de longs mois.
Maturation
« J’ai de bonnes sensations, le court est beau et je me sens bien après trois semaines de terre battue », apprécie l’Alsacien dont le jeu sied particulièrement à cette surface.
Les débuts de Mathieu en Coupe Davis restent pour lui un souvenir amer : il avait en effet cédé devant le Russe Mikhail Youzhny lors du cinquième match décisif de la finale en 2002 à Bercy.
Ses dernières performances dans la compétition montrent pourtant sa maturation puisqu’il s’est notamment permis le luxe de battre l’Espagnol Carlos Moya en septembre dernier : « Cette victoire (en cinq manches) m’a marqué, mais je n’ai pas gagné beaucoup de matchs depuis », tempère-t-il.
Nul doute que ce résultat flatteur face à l’un des meilleurs spécialistes de terre battue au monde a compté au moment où Guy Forget, le capitaine français, a dû effectuer sa sélection.
« En Coupe Davis, on ne gagne pas un match comme ça par hasard, indiquait ainsi Guy Forget. Le fait d’avoir perdu en 2002 contre Youzhny lui a même peut-être permis de battre Moya : Paulo s’est montré plus serein dans les moments importants. C’est un vrai gagnant, il progresse, et aujourd’hui je le connais mieux. Je pense aussi qu’il me fait plus confiance. »
Après une année 2004 marquée par les blessures, une bonne performance de Paul-Henri Mathieu devant son public pourrait lui permettre de se relancer et d’effacer définitivement son entrée ratée en Coupe Davis.
Paul-Henri Mathieu, né à Strasbourg voilà 23 ans, est de retour sur la terre battue alsacienne avec ses coéquipiers de l’équipe de France pour affronter la Suède, de demain à dimanche au premier tour de la Coupe Davis de tennis.
Le Strasbourgeois, n° 99 au classement technique de l’ATP, s’est dit, bien entendu, ravi par ce retour au bercail : « Je suis content de revenir ici, mais ça fait un peu bizarre de dormir à l’hôtel. J’ai pu voir mon frère un peu, mais pas encore mes parents. Il n’y avait jamais eu un grand événement de tennis à Strasbourg, c’est bien pour la ville. »
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