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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro décroche, le dollar reprend des couleurs

L’euro a poursuivi sa dépréciation sur les marchés des changes internationaux, fragilisé par la révision en baisse de la croissance dans sa région par la BCE, face à un dollar revigoré par les perspectives de hausse de son loyer. Les propos attribués tard la veille au président de la Banque de réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, à Berlin, selon lesquels la Fed fera le nécessaire pour contenir la hausse des prix aux États-Unis, ont donc relancé hier les spéculations à la hausse du billet vert. Cela d’autant que M. Santomero a laissé entendre que la Fed, qui a relevé régulièrement son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à chaque fois depuis juin dernier le portant de 1 % à 2,50 % début février 2005, poursuivra sur cette voie dans les mois à venir car « la stabilité des prix est de la plus haute importance ». De plus, il a rappelé que la Fed tablait toujours sur une croissance comprise entre 3,5 % et 4 % du PIB américain cette année, emmenée par des dépenses de consommation en hausse et des investissements robustes de la part des entreprises. Cela étant et eu égard aussi aux propos tenus hier par le président de la Fed, Alan Greenspan, lors d’une séance de questions-réponses devant la commission du Budget au Congrès, le billet vert devait reprendre des couleurs. M. Greenspan a estimé lors de cette séance qu’il n’y avait pas de preuve que les étrangers vendent du dollar au-delà de ce que demandent les ajustements techniques, et d’ajouter qu’il y a très peu de signes que cela se produise actuellement même s’il y a des rumeurs dans la presse sur des mouvements significatifs pour sortir du dollar. Dans ce contexte, les opérateurs ont été très sensibilisés hier par la révision à la baisse de la BCE de ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2005 à 1,6 % contre 1,9 % auparavant, surtout qu’ils venaient d’apprendre que le FMI a revu à la baisse aussi sa prévision de croissance en Allemagne à 0,8 % pour 2005 contre une précédente prévision de 1,5 % en novembre dernier. Toutes ces annonces ont donc contribué à privilégier le dollar contre toutes les autres grandes monnaies, notamment l’euro, qui s’est finalement négocié à New York en nouvelle baisse de 0,38 % à 1,3135 $ contre 1,3185 $ la veille. Les Bourses mitigées La Bourse US était moins unanime à la hausse hier après son bond de la veille, les opérateurs se montrant préoccupés par les craintes de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. En outre, le bond du pétrole, consécutivement à la baisse des stocks US la semaine dernière, a également pesé sur la tendance. Il en est de même de l’annonce par General Motors et Ford que leurs ventes aux États-Unis ont baissé en février sur un an de respectivement 12,4 % et 2,9 %. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont pour la plupart fini en légère hausse, portées par la baisse de l’euro qui a relégué au second plan la hausse des prix du pétrole. Le regain d’intérêt pour les pharmaceutiques sous la conduite de Sanofi-Aventis et Bayer, qui ont introduit sur le marché de nouveaux produits prometteurs, a soutenu la cote. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles les ventes mondiales de téléphones mobiles ont progressé de 24 % au 4e trimestre 2004. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée hier à la baisse de 8,07 $ à 8,01 $ pour les actions A et à la hausse de 8,04 $ à 8,05 $ pour les actions B. Élie KAHWAGI
L’euro a poursuivi sa dépréciation sur les marchés des changes internationaux, fragilisé par la révision en baisse de la croissance dans sa région par la BCE, face à un dollar revigoré par les perspectives de hausse de son loyer. Les propos attribués tard la veille au président de la Banque de réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, à Berlin, selon lesquels la Fed fera le nécessaire pour contenir la hausse des prix aux États-Unis, ont donc relancé hier les spéculations à la hausse du billet vert. Cela d’autant que M. Santomero a laissé entendre que la Fed, qui a relevé régulièrement son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à chaque fois depuis juin dernier le portant de 1 % à 2,50 % début février 2005, poursuivra sur cette voie dans les mois à venir car « la stabilité des prix...