Les précédents en Ukraine, en Géorgie et en Serbie
le 03 mars 2005 à 00h00
La mobilisation qui a abouti à la démission du gouvernement Karamé rappelle plusieurs mouvements de contestation populaire récents, notamment en Ukraine et en Géorgie.
– En Ukraine, la « révolution orange » secoue en novembre et décembre 2004 tout le pays après la victoire annoncée au second tour de l’élection présidentielle, le 21 novembre, du Premier ministre Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou. Les partisans du candidat de l’opposition Viktor Iouchtchenko (pro-occidental) mènent un mouvement de contestation populaire sans précédent dans le pays, dénonçant des « falsifications ». Des dizaines de milliers de manifestants arborant drapeaux, foulards de la couleur fétiche du camp pro-occidental, se rassemblent pendant des semaines sur la place centrale de Kiev.
Cette « révolution orange » conduit à l’annulation du scrutin par la Cour suprême. Viktor Iouchtchenko est élu président au « 3e tour » de l’élection présidentielle, le 26 décembre.
– En Géorgie, la « révolution de la rose » chasse du pouvoir le président géorgien Edouard Chevardnadze en novembre 2003 au terme d’une contestation populaire de trois semaines.
L’opposition, donnée largement gagnante par les sondages, dénonçait le trucage des élections législatives et la victoire proclamée de la formation progouvernementale. Les manifestations se sont succédé dans la capitale Tbilissi, réunissant le 22 novembre entre 50 000 et 100 000 personnes, alors que devait se réunir pour la première fois le nouveau Parlement. Les manifestants conduits par le chef de file de l’opposition réformatrice, Mikhaïl Saakachvili, une rose à la main, lancent alors un ultimatum à Edouard Chevardnadze et forcent les portes du Parlement.
Le lendemain, le président démissionne pour éviter « une effusion de sang ». La victoire de la « révolution de la rose » est consacrée le 4 janvier 2004 par l’élection à la présidence de M. Saakachvili avec 96 % des suffrages.
– En Yougoslavie (Serbie-et-Monténégro), un soulèvement populaire sans précédent entraîne la chute, le 6 octobre 2000, du président Slobodan Milosevic. Ce jour-là, M. Milosevic reconnaît à la télévision sa défaite à l’élection présidentielle du 24 septembre face à l’opposant Vojislav Kostunica et annonce son retrait du pouvoir. La veille, des centaines de milliers de personnes avaient investi Belgrade, prenant d’assaut le Parlement fédéral et la télévision d’État (RTS), deux symboles forts du régime.
La mobilisation qui a abouti à la démission du gouvernement Karamé rappelle plusieurs mouvements de contestation populaire récents, notamment en Ukraine et en Géorgie.
– En Ukraine, la « révolution orange » secoue en novembre et décembre 2004 tout le pays après la victoire annoncée au second tour de l’élection présidentielle, le 21 novembre, du Premier ministre Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou. Les partisans du candidat de l’opposition Viktor Iouchtchenko (pro-occidental) mènent un mouvement de contestation populaire sans précédent dans le pays, dénonçant des « falsifications ». Des dizaines de milliers de manifestants arborant drapeaux, foulards de la couleur fétiche du camp pro-occidental, se rassemblent pendant des semaines sur la place centrale de Kiev.
Cette « révolution orange » conduit à...
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