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Actualités - Chronologie

Washington célèbre la génération de 39-45 (Photo)

Des dizaines de milliers d’anciens combattants et leurs familles ont envahi le centre de Washington pour l’inauguration en grande pompe d’un mémorial dédié aux plus de 400 000 Américains morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Des tribunes ont accueilli plus de 110 000 personnes sous un soleil radieux. D’autres pouvaient également suivre la manifestation sur des écrans géants disposés aux alentours du monument. Le président George W. Bush a salué à cette occasion cette génération « qui a fait preuve des plus grandes qualités de notre nation et de l’humanité ». « Nous reconnaissons la dette que nous devons depuis longtemps à une génération entière d’Américains, ceux qui sont morts, ceux qui ont combattu, ceux qui ont travaillé et ceux qui ont porté le deuil avant de poursuivre leur vie. Ils ont sauvé notre pays et sauvé la liberté des hommes », a-t-il ajouté. Son opposant démocrate dans la course à la Maison-Blanche, John Kerry, était également présent à la cérémonie, qui a duré 1h20 et s’est conclue sur l’hymne national, ainsi que les anciens présidents Bill Clinton et George Bush père. La foule avait commencé à affluer dès les petites heures de la matinée aux abords du monument en ellipse, composé d’arches autour de jets d’eau, situé au milieu de l’esplanade du Mall. Le quartier avait été entièrement bouclé par un impressionnant dispositif de sécurité, après l’annonce mercredi dernier par les autorités d’une crainte d’attentats visant de grands rassemblements. À pied, en chaise roulante ou dans des voiturettes de golf, les groupes d’anciens combattants ont sillonné le centre de Washington entre les vendeurs de t-shirts à la sauvette, donnant à la ville des allures de villégiature du troisième âge. « Nous, on est les bébés aujourd’hui », plaisante George Dodson, 78 ans, venu du Michigan avec quatre camarades. Il reste plus de 3,5 millions d’anciens combattants américains en vie – la plupart ayant dépassé les 80 ans – sur un total de 16 millions de combattants. « Ça arrive tard pour nous. Ceux de la guerre du Vietnam ou de Corée ont leur monument depuis longtemps, et les leurs sont nettement plus émouvants, plus intimes que ce mémorial gigantesque qu’on nous a construit », râle son copain James Mulligan. Pour Keith Little, 82 ans et l’un des rares survivants du groupe d’indiens navajos qui avaient mis au point un code impossible à déchiffrer, « il était grand temps que notre contribution à la défense des libertés soit reconnue ». « Sur 400 d’entre nous, seul un quart est toujours là », ajoute ce vieil homme au visage buriné, portant un lourd collier en turquoise. Martin Galayda, une trentaine de missions en B-29 au-dessus du Japon à son actif, pense à ses frères. « On était quatre, deux ont combattu dans le Pacifique, deux en Europe. J’étais le plus jeune, ils n’ont pas vécu assez longtemps pour voir ça. » Cet ancien ouvrier de l’Ohio a revêtu son vieil uniforme et n’en revient pas qu’on lui demande son autographe. « Qui aurait cru une chose pareille ? » dit-il en rosissant de plaisir. Dans une ambiance de fête, des volontaires ont distribué des bouteilles d’eau pour éviter « que les gens se déshydratent ». Plusieurs stands de premiers soins étaient visibles à côté des tentes « de repos », remplies de chaises et rafraîchies par un système d’air conditionné. « On est là pour prendre grand soin des vieux », dit avec un clin d’œil Steven Sherman, un Noir américain de 83 ans qui dit garder un bon souvenir de Paris... en 1945.
Des dizaines de milliers d’anciens combattants et leurs familles ont envahi le centre de Washington pour l’inauguration en grande pompe d’un mémorial dédié aux plus de 400 000 Américains morts pendant la Seconde Guerre mondiale.
Des tribunes ont accueilli plus de 110 000 personnes sous un soleil radieux. D’autres pouvaient également suivre la manifestation sur des écrans géants disposés aux alentours du monument.
Le président George W. Bush a salué à cette occasion cette génération « qui a fait preuve des plus grandes qualités de notre nation et de l’humanité ». « Nous reconnaissons la dette que nous devons depuis longtemps à une génération entière d’Américains, ceux qui sont morts, ceux qui ont combattu, ceux qui ont travaillé et ceux qui ont porté le deuil avant de poursuivre leur vie. Ils ont...