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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Euro et Bourses en baisse sur des prises de bénéfices

L’euro a perdu du terrain face au dollar hier sur les marchés des changes après la publication d’indicateurs européens décevants et de chiffres US généralement satisfaisants. La monnaie unique, qui avait grimpé en début de journée jusqu’à 1,23 $, a reculé ensuite pour frôler le seuil de 1,22 $. Le recul de l’euro s’est articulé en deux temps: il a enregistré un premier accès de faiblesse après la publication au courant de la matinée de mauvaises statistiques dans la zone euro. L’indice de confiance économique dans cette région est resté quasi stable à 100,3 points en mai contre 100,2 points en avril tandis que le moral était en berne chez les consommateurs, les industriels et les commerçants reculant à 0,11 point contre 0,28 point sur la même période. Il en est de même du moral des ménages et du chômage en France qui ont déçu, passant de -20 à -23 et de 9,5 % à 9,8 % respectivement. Par ailleurs, la dérive de l’inflation dans la zone euro liée à la flambée des prix du pétrole (2,5 % en mai contre 2 % en avril) a constitué aussi un véritable risque pesant sur la fragile reprise européenne qui semble être menacée par le spectre de la stagflation. La publication ensuite de l’indice d’activité dans le secteur manufacturier de Chicago, établi par le groupement des directeurs d’achats de cette région, qui a progressé de 63,9 points en avril à 68 points en mai, soit son plus haut niveau depuis janvier 1988, a accentué le recul de l’euro face au dollar. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que les dépenses de consommation des ménages US ont augmenté de 0,3 % en avril au lieu de 0,2 % comme prévoyaient les analystes. Enfin, le dollar a profité de la hausse des prix du pétrole hier, sur des nouvelles faisant état que les membres de l’Opep, à la veille de leur réunion du 3 juin à Beyrouth, réfléchissent à supprimer toute limitation de la production du pétrole et, en contrepartie, à relever significativement la fourchette des prix du baril sur le marché mondial. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu du long week-end chômé aux États-Unis et en Grande-Bretagne dont les marchés seront fermés lundi pour le Memorial Day et le Spring Bank Holiday, les opérateurs ont estimé hier devoir ajuster leurs positions de change au profit du dollar. En effet, l’euro devait se négocier finalement à New York sur un ton faible à 1,2210 $ contre 1,2270 $ la veille (-0,49 %). La Bourse US était dans le rouge hier, après deux bonnes séances et à la veille d’un long week-end chômé. Les opérateurs, ayant le terrorisme dans l’esprit, ont donc estimé devoir engranger les gains que leur procure la hausse de la cote cette semaine malgré les bonnes nouvelles macroéconomiques. Les Bourses européennes ont également terminé en baisse, dans le sillage du recul de Wall Street. Les mauvais indicateurs économiques du Vieux Continent et la hausse des cours pétroliers ont aussi pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était mixte avec le recul des actions A de Solidere de 6,62 $ à 6,58 $ et la hausse de celles de la catégorie B de 6,57 $ à 6,65 $. Élie KAHWAGI

L’euro a perdu du terrain face au dollar hier sur les marchés des changes après la publication d’indicateurs européens décevants et de chiffres US généralement satisfaisants. La monnaie unique, qui avait grimpé en début de journée jusqu’à 1,23 $, a reculé ensuite pour frôler le seuil de 1,22 $. Le recul de l’euro s’est articulé en deux temps: il a enregistré un premier accès de faiblesse après la publication au courant de la matinée de mauvaises statistiques dans la zone euro. L’indice de confiance économique dans cette région est resté quasi stable à 100,3 points en mai contre 100,2 points en avril tandis que le moral était en berne chez les consommateurs, les industriels et les commerçants reculant à 0,11 point contre 0,28 point sur la même période. Il en est de même du moral des ménages et du...