Quelques jours après leurs mésaventures respectives à Monaco, les frères Michael et Ralf Schumacher vont retrouver Juan Pablo Montoya et Fernando Alonso sur leur chemin au Grand Prix d’Europe, septième épreuve du championnat du monde de Formule 1, cette fin de semaine au Nurburgring.
Le pilote de la Scuderia bouté hors de la course monégasque par le Colombien lors de la seconde neutralisation nécessitée par un accident de l’Espagnol, provoqué selon ce dernier par le cadet au volant de sa Williams-BMW, voilà qui promet une tension supplémentaire sur un tracé déjà théâtre de quelques passes d’arme houleuses par le passé.
Montoya n’avait-t-il pas envoyé Michael Schumacher en tête-à-queue lors d’un dépassement l’an passé au cours d’un Grand Prix remporté par... Ralf ? Alonso n’avait-il pas eu maille à partir avec David Coulthard (McLaren-Mercedes), ce dernier s’étant sorti suite à un freinage un peu trop brusque de l’Espagnol ?
Même les frères Schumacher s’étaient « frictionnés » au Nurburgring. C’était au départ du Grand Prix 2001, quand l’aîné avait tassé le cadet au premier freinage.
Les contentieux sont légion, et lourds, notamment entre le sextuple champion du monde et le Colombien. Ce dernier n’a toujours pas digéré le comportement du pilote Ferrari au départ du Grand Prix de Saint-Marin le 25 avril à Imola.
Hier pourtant, chacun a voulu « calmer le jeu », tout en campant sur ses positions. « Je n’ai rien à me reprocher. Mais je comprends l’attitude d’Alonso. Il fallait trouver une excuse alors qu’il a bien commis une faute », insistait Ralf Schumacher.
« Ralf se retranche derrière un problème de boîte de vitesses. Justement, il n’avait qu’à ralentir ou si cela était vraiment grave, il fallait qu’il abandonne avant », ironisait Alonso.
Michael Schumacher, lui, manifestait encore quelque amertume après la décision des commissaires de ne pas donner suite aux investigations, de conclure à un incident de course le fait que Montoya l’ait percuté.
« C’est à celui qui est derrière de faire attention. J’accepte la décision des commissaires mais je ne partage pas leur point de vue », déclarait le pilote de la Scuderia. « Ce n’est pas la première fois que Michael agit ainsi. Pour une fois, il a payé », répondait Montoya. Au Nurburgring, Michael Schumacher semble toutefois à l’abri d’une autre mésaventure.
Le comportement de sa Ferrari sur le tracé allemand devrait permettre au sextuple champion du monde de connaître une course moins problématique qu’à Monaco. « Je crois au retour de Ferrari. Le Nurburgring devrait nous convenir. Et si les hautes températures ne nous conviennent guère, ici il ne devrait pas faire trop chaud », estimait Michael Schumacher. Un point de vue partagé par les rivaux de la Scuderia.
« Le Nurburgring n’a rien à voir avec Monaco. Il faut s’attendre à une toute autre course », reconnaissaient Montoya et Alonso.
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Le pilote de la Scuderia bouté hors de la course monégasque par le Colombien lors de la seconde neutralisation nécessitée par un accident de l’Espagnol, provoqué selon ce dernier par le cadet au volant de sa Williams-BMW, voilà qui promet une tension supplémentaire sur un tracé déjà théâtre de quelques passes d’arme houleuses par le passé.
Montoya n’avait-t-il pas envoyé Michael Schumacher en tête-à-queue lors d’un dépassement l’an passé au cours d’un Grand Prix remporté par... Ralf ? Alonso n’avait-il pas eu maille...