Retrait de Gaza : la police israélienne étudie un scénario catastrophe
le 25 février 2005 à 00h00
La police israélienne prend en considération le risque que des colons extrémistes usent de leurs armes pour empêcher en juillet l’évacuation de colonies, selon un scénario catastrophe révélé hier par la presse. La police estime possible que des individus isolés ou des groupes se barricadent dans des maisons, tirent sur les forces de l’ordre qui viendraient les évacuer ou menacent d’un suicide collectif en faisant sauter des explosifs et des bonbonnes de gaz, selon un document interne publié par le quotidien Yediot Aharonot. Elle part de l’hypothèse que la majorité des colons refusera d’évacuer les implantations de plein gré et que son opposition grandira à l’approche de la date butoir prévue pour le 20 juillet. Des représentants des colons ont fait monter la pression d’un cran le 22 février, en annonçant leur détermination à « empêcher totalement » l’application du plan de désengagement de la bande de Gaza adopté par le cabinet israélien.
Par ailleurs, le vice-ministre de la Sécurité intérieure, Yaakov Edri, a confirmé au Parlement que la police avait déployé des renforts autour de l’esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, de crainte d’attentats destinés à saboter le plan de retrait de Gaza. M. Edri a précisé que la police craignait aussi bien un acte d’un extrémiste juif « qu’une provocation perpétrée par un Arabe ». La police a également obtenu une rallonge de plus d’un million de dollars pour acquérir du matériel électronique de surveillance. Les médias israéliens ont évoqué la possibilité d’attentats contre l’esplanade des Mosquées commis par des ultranationalistes juifs, à l’aide d’ULM bourrés d’explosifs, ou d’obus de mortier, plus difficiles à empêcher. Un tel attentat risquerait de provoquer une énorme vague de colère de la part des Palestiniens, ainsi que dans le monde musulman, ce qui aurait pour conséquence de stopper net l’évacuation des colonies juives.
La police israélienne prend en considération le risque que des colons extrémistes usent de leurs armes pour empêcher en juillet l’évacuation de colonies, selon un scénario catastrophe révélé hier par la presse. La police estime possible que des individus isolés ou des groupes se barricadent dans des maisons, tirent sur les forces de l’ordre qui viendraient les évacuer ou menacent d’un suicide collectif en faisant sauter des explosifs et des bonbonnes de gaz, selon un document interne publié par le quotidien Yediot Aharonot. Elle part de l’hypothèse que la majorité des colons refusera d’évacuer les implantations de plein gré et que son opposition grandira à l’approche de la date butoir prévue pour le 20 juillet. Des représentants des colons ont fait monter la pression d’un cran le 22 février, en...
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