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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro indécis avant l’inflation US

L’euro est resté coincé dans une marge étroite d’évolution face au dollar sur les marchés des changes asiatiques et européens aux volumes d’affaires réduits, la journée d’hier étant chômée aux États-Unis pour la célébration du President’s Day. Selon les cambistes, les investisseurs semblent attendre la publication aujourd’hui de l’indice de confiance des consommateurs US en février et des prix à la consommation en janvier demain ainsi que les minutes de la dernière réunion de la Fed pour tenter de déterminer si elle pourrait accélérer une nouvelle fois le rythme de relèvement de ses taux d’intérêt pour contrer les pressions inflationnistes aux États-Unis. Ce scénario a été remis au premier plan à la fin de la semaine dernière, avec la publication vendredi des prix à la production aux États-Unis : ils ont, comme prévu, progressé de 0,3 % en janvier par rapport à décembre, mais l’indice de base (hors alimentation et énergie) a surpris les économistes en bondissant de 0,8 %, sa plus forte progression en 6 ans. Selon les analystes, les opérateurs, bien que toujours préoccupés par la dégradation du déficit de la balance US des comptes courants, semblent désormais s’intéresser aussi aux questions d’inflation et de croissance économiques qui sont plus déterminantes dans l’orientation de la politique monétaire de la Fed. Dans ce contexte, l’euro n’a pas pu profiter assez hier du soutien que lui a apporté la nette victoire du oui, avec 76,73 % des voix, à l’issue du référendum sur la Constitution européenne dimanche en Espagne. Il a souffert, au contraire, des craintes liées non seulement aux possibilités d’un nouveau relèvement du loyer de l’argent aux États-Unis pour contenir l’inflation, mais aussi aux perspectives de croissance dans la zone euro cette année. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par la publication hier du rapport mensuel de la Bundesbank dans lequel elle s’est montrée moins optimiste pour la croissance allemande en 2005 après le recul surprise du PIB de la 1re économie de la zone euro au 4e trimestre 2004. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro a éprouvé hier beaucoup de difficultés à s’approcher du seuil symbolique de 1,31 $. C’est ainsi qu’après avoir grimpé très passagèrement jusqu’à 1,3080 $, comme jeudi et vendredi derniers, il s’est ensuite replié pour se stabiliser dans le bas de sa marge actuelle d’évolution, soit aux alentours de 1,3060 $, comme vendredi dernier. Les Bourses en repli malgré la hausse des pharmaceutiques Quant aux Bourses européennes, elles ont fini pour la plupart en baisse, affaiblies par le recul des sociétés les plus endettées, qui ont distribué les dividendes les plus élevés (Veolia, Lafarge, Saint-Gobain, Arcelor, Dexia...). Ce phénomène est venu donc neutraliser l’effet bénéfique sur les valeurs pharmaceutiques (Sanofi-Aventis, Astra-Zeneca, Novartis, GlaxoSmithKline...) de la décision de la FDA américaine (Food & Drugs Administration) de maintenir la commercialisation du Vioxx, du Celebrex et du Bextra, même si ces anti-inflammatoires accroissent nettement les risques cardio-vasculaires. Élie KAHWAGI

L’euro est resté coincé dans une marge étroite d’évolution face au dollar sur les marchés des changes asiatiques et européens aux volumes d’affaires réduits, la journée d’hier étant chômée aux États-Unis pour la célébration du President’s Day. Selon les cambistes, les investisseurs semblent attendre la publication aujourd’hui de l’indice de confiance des consommateurs US en février et des prix à la consommation en janvier demain ainsi que les minutes de la dernière réunion de la Fed pour tenter de déterminer si elle pourrait accélérer une nouvelle fois le rythme de relèvement de ses taux d’intérêt pour contrer les pressions inflationnistes aux États-Unis. Ce scénario a été remis au premier plan à la fin de la semaine dernière, avec la publication vendredi des prix à la production aux...