Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses Irrégularité du dollar et inquiétudes des Bourses

Alors que le marché des changes et la Bourse de Beyrouth restaient fermés pour la 2e journée consécutive en raison du deuil national de trois jours observé au Liban après l’assassinat de l’ancien chef du gouvernement Rafic Hariri, les places étrangères ont connu hier des hauts et des bas sur le front du dollar. En effet, l’euro, qui avait progressé face au billet vert jusqu’à 1,3066 $, son plus haut niveau depuis le début du mois, ne tardait pas à renouer avec la baisse après l’audition très attendue du président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat US (voir par ailleurs). L’impact de cette audition a donc été positif pour le billet vert dans la mesure où les prévisions de Greenspan sur l’évolution des taux d’intérêt et le financement du déficit des comptes courants US étaient rassurantes. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par la prise de position en faveur d’une poursuite de la hausse du loyer de l’argent aux États-Unis pour maintenir l’inflation dans ce pays entre 1,50 et 1,75 % cette année et en 2006. Cela d’autant que la Fed tablait d’ores et déjà sur une poursuite de la croissance économique US dont le taux sera compris entre 3,75 et 4 % pendant la même période. Ce phénomène, qui est censé drainer les capitaux étrangers vers les États-Unis, est venu donc rassurer les investisseurs sur les capacités de l’économie de financer les déficits de la balance des comptes courants US. Dans cette perspective, les opérateurs, qui étaient déçus par la stabilité de la production industrielle US en janvier par rapport à décembre, mois au courant duquel elle avait baissé de 0,7 %, se sont montrés moins inquiets sur leurs placements en actifs US après le témoignage de Greenspan et l’annonce d’une nouvelle hausse de 4,7 % des mises en chantier de logements aux États-Unis, et de 1,7 % des permis de construire en janvier par rapport à décembre pour atteindre 2,15 millions d’unités et 2,10 millions d’unités respectivement. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que certains opérateurs estiment devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse de l’euro, le ramenant jusqu’à 1,2950 $, alors que d’autres se montraient moins optimistes sur la réduction des déficits US. En effet, la tendance du dollar est redevenue indécise à New York, les opérateurs ayant finalement négocié l’euro à 1,3025 $ contre 1,3020 $ la veille, soit sans grand changement. La Bourse US était en baisse hier, les opérateurs s’inquiétant après l’annonce d’une explosion en Iran et des déclarations de Greenspan qui s’est dit surpris du bas niveau des taux d’intérêt à long terme aux États-Unis. Cela étant, les investisseurs ont passé outre aux perspectives de croissance de l’économie US en 2005 et 2006, aux bons chiffres sur les mises en chantier de logements en janvier et à l’annonce par Coca-Cola d’une hausse de 30 % de son bénéfice net au 4e trimestre. Ils se sont montrés plutôt préoccupés par des nouvelles faisant état que la principale responsable de Citigroup en Chine aurait participé à la falsification d’un document sur l’introduction en Bourse de l’assureur China Life. Les Bourses européennes ont également fini en baisse sur des prises de bénéfices à la veille d’une nouvelle avalanche de résultats de sociétés. Quant à l’annonce d’une explosion en Iran, elle a rendu les marchés très nerveux et inquiets. Élie KAHWAGI


Alors que le marché des changes et la Bourse de Beyrouth restaient fermés pour la 2e journée consécutive en raison du deuil national de trois jours observé au Liban après l’assassinat de l’ancien chef du gouvernement Rafic Hariri, les places étrangères ont connu hier des hauts et des bas sur le front du dollar. En effet, l’euro, qui avait progressé face au billet vert jusqu’à 1,3066 $, son plus haut niveau depuis le début du mois, ne tardait pas à renouer avec la baisse après l’audition très attendue du président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat US (voir par ailleurs). L’impact de cette audition a donc été positif pour le billet vert dans la mesure où les prévisions de Greenspan sur l’évolution des taux d’intérêt et le financement du déficit des comptes courants...