L’armée n’a pas trouvé un seul tunnel, pas un seul stock d’armes, et Israël a été condamné dans le monde pour ses atteintes aux civils palestiniens : le bilan de l’opération de Rafah n’est pas brillant.
Baptisée bizarrement « arc-en-ciel et nuages », l’opération lancée mardi avant l’aube est la plus importante, la plus meurtrière et la plus destructive jamais engagée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. « Notre objectif est de neutraliser les infrastructures terroristes à Rafah, ce qui consiste en premier lieu à découvrir et détruire des tunnels de contrebande d’armes », déclare un porte-parole militaire. Il reconnaît qu’aucun tunnel ni stock d’armes n’ont été trouvés durant l’opération, alors que onze tunnels avaient été découverts depuis le début de l’année. Mais le porte-parole estime que « l’armée dispose désormais de beaucoup plus d’informations que dans le passé sur ces tunnels grâce à des interrogations de suspects arrêtés ».
Pour le chercheur Avraham Sela de l’Université hébraïque de Jérusalem, « il est possible que ce genre d’opération parvienne momentanément à empêcher le trafic par des tunnels et à réduire les attaques anti-israéliennes ». « Mais ces résultats provisoires ne contrebalancent pas son effet catastrophique du point de vue humain et politique », ajoute-t-il. Il relève le nombre élevé de victimes civiles parmi les Palestiniens et s’inquiète qu’Israël ait réveillé « le traumatisme de l’exode de 1948 » en jetant dans la rue des centaines de familles à Rafah, eux-mêmes descendants des réfugiés forcés de quitter leurs foyers durant la guerre israélo-arabe de 1948. Selon lui, le seul moyen à long terme d’empêcher le passage d’armes et les attaques, « c’est un accord avec l’Égypte et avec l’Autorité palestinienne » après un retrait israélien de la bande de Gaza. « Apparemment, l’état-major a voulu exploiter l’effet produit en Israël par la mort de treize soldats en mai à Gaza pour élargir la zone tampon le long de la frontière avec l’Égypte en procédant à la destruction de centaines de maisons afin d’empêcher le creusement de tunnels », note cet orientaliste. « Avant tout, l’armée a voulu faire un grand coup, dans la perspective d’un retrait de la bande de Gaza, pour bien montrer aux Palestiniens qu’ils n’ont pas réussi à la chasser », souligne-t-il.
Pour l’analyste militaire Zeev Shiff, l’opération a peut-être « renforcé la force de dissuasion israélienne, mais a aussi alimenté la haine de tous ceux qui voudront se venger ». Il relève que l’armée n’est parvenue jusqu’à présent à capturer qu’un seul entrepreneur palestinien recherché pour creusement de tunnels. « Dans ces conditions, les résultats sont plutôt médiocres », note-t-il.
L’armée n’a pas trouvé un seul tunnel, pas un seul stock d’armes, et Israël a été condamné dans le monde pour ses atteintes aux civils palestiniens : le bilan de l’opération de Rafah n’est pas brillant.
Baptisée bizarrement « arc-en-ciel et nuages », l’opération lancée mardi avant l’aube est la plus importante, la plus meurtrière et la plus destructive jamais engagée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. « Notre objectif est de neutraliser les infrastructures terroristes à Rafah, ce qui consiste en premier lieu à découvrir et détruire des tunnels de contrebande d’armes », déclare un porte-parole militaire. Il reconnaît qu’aucun tunnel ni stock d’armes n’ont été trouvés durant l’opération, alors que onze tunnels avaient été découverts depuis le début de l’année. Mais...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.