Le président taïwanais Chen Shui-bian a tendu le rameau d’olivier à la Chine rivale, hier lors de la proclamation officielle de son second mandat, en promettant de ne rien faire qui puisse encourager l’indépendance de l’île, que Pékin a promis de combattre, même par les armes. « Je suis pleinement conscient qu’un consensus n’a toujours pas été atteint dans notre société sur la souveraineté nationale, le territoire et le sujet de l’unification et de l’indépendance. Je proclame clairement ici que ces questions ne seront pas incluses dans le cadre des réformes constitutionnelles », a déclaré M. Chen dans un discours prononcé devant quelque 200 000 personnes à l’issue de son investiture pour un nouveau mandat de quatre ans.
Ces déclarations n’ont pas eu l’heur de rassurer Pékin. « Les provocations séparatistes de Chen Shui-bian constituent actuellement la plus grande menace pour la paix et la stabilité dans la région du détroit de Taïwan », écrit dans un communiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. La Chine s’en tient au principe d’une « unification pacifique » et « d’un pays, deux systèmes », qui est en vigueur à Hong Kong depuis 1997, selon le ministère.
Bien que le président Chen ait, à plusieurs reprises, promis de ne pas proclamer formellement l’indépendance de l’île, il a affirmé dans une évocation surprenante pour un président dont le parti a toujours lutté contre la réunification qu’« aucune forme de relation future entre la République populaire de Chine (Pékin) et la République de Chine (Taïwan) ne devrait être exclue si tant est que le peuple de Taïwan l’approuve ».
Il a également « réaffirmé que la promesse et les principes énoncés en 2000 n’ont pas changé et resteront tels quels durant les quatre prochaines années de mon mandat ». Lors de sa première élection en 2000, il avait promis de ne pas déclarer l’indépendance de l’île.
M. Chen a cependant maintenu sa décision de réformer la Constitution du pays, adoptée en 1948, et qui « ne correspond plus à nos besoins », a-t-il estimé.
Le président taïwanais Chen Shui-bian a tendu le rameau d’olivier à la Chine rivale, hier lors de la proclamation officielle de son second mandat, en promettant de ne rien faire qui puisse encourager l’indépendance de l’île, que Pékin a promis de combattre, même par les armes. « Je suis pleinement conscient qu’un consensus n’a toujours pas été atteint dans notre société sur la souveraineté nationale, le territoire et le sujet de l’unification et de l’indépendance. Je proclame clairement ici que ces questions ne seront pas incluses dans le cadre des réformes constitutionnelles », a déclaré M. Chen dans un discours prononcé devant quelque 200 000 personnes à l’issue de son investiture pour un nouveau mandat de quatre ans.
Ces déclarations n’ont pas eu l’heur de rassurer Pékin. « Les provocations...
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