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Actualités - Chronologie

Absent de la sélection officielle, Bollywood est bien présent à Cannes

Absente de la sélection officielle du Festival de Cannes, l’Inde est toutefois bien présente sur la Croisette avec pas moins de 70 films proposés au Marché du film et de nombreux représentants de cette industrie qui dispute la première place à Hollywood. Bollywood – contraction de Bombay, où se situent les principaux studios, et de Hollywood – entend bien en effet profiter de l’engouement actuel de l’Occident pour l’Inde pour mieux vendre sa production, tout en attirant les studios internationaux sur ses rivages. « L’Inde a le talent et les moyens de travailler pour des films du monde entier », a ainsi affirmé le ministre indien de l’Information et de la Communication, Pawan Chopra, qui a fait le voyage de Cannes. Grâce à ses techniciens en abondance et une main-d’œuvre meilleur marché, un film peut être produit en Inde pour un quart des coûts hollywoodiens, a-t-il souligné. Selon lui, de nombreux pays dont le Canada, l’Italie, la Chine, la France et certains pays d’Europe de l’Est ont manifesté leur intérêt pour d’éventuelles coproductions. La Grande-Bretagne, pour sa part, a déjà établi de nombreux liens avec le cinéma indien, et les gouvernements des deux pays « étudient actuellement les termes de traités de coproduction », indiquait récemment un porte-parole du ministère britannique de la Culture. Les coproductions se mutiplient, d’autant plus que le cinéma indien rompt peu à peu avec le moule traditionnel du « film romantique » et parfois trop kitsch aux yeux de l’Occident. « Bollywood devient à la mode et mieux intégré dans la société occidentale », estime Meenu Bachan, qui dirige la compagnie Inspired Movies, basée au Royaume-Uni. Pour accentuer le phénomène, Bollywood n’hésite pas aujourd’hui à tourner de nombreux films en hindi et anglais, comme Kisna du producteur Subhash Ghai, qui sortira simultanément dans les deux langues en novembre. « Tous les producteurs à Bombay font désormais des films en anglais », pour le plus grand plaisir de nombreux Indiens de la seconde génération installés en Grande-Bretagne ou aux États-Unis qui préfèrent désormais l’anglais à l’hindi, explique son épouse, Uma da Cunha.
Absente de la sélection officielle du Festival de Cannes, l’Inde est toutefois bien présente sur la Croisette avec pas moins de 70 films proposés au Marché du film et de nombreux représentants de cette industrie qui dispute la première place à Hollywood.
Bollywood – contraction de Bombay, où se situent les principaux studios, et de Hollywood – entend bien en effet profiter de l’engouement actuel de l’Occident pour l’Inde pour mieux vendre sa production, tout en attirant les studios internationaux sur ses rivages.
« L’Inde a le talent et les moyens de travailler pour des films du monde entier », a ainsi affirmé le ministre indien de l’Information et de la Communication, Pawan Chopra, qui a fait le voyage de Cannes.
Grâce à ses techniciens en abondance et une main-d’œuvre meilleur marché, un film peut...