Londres s’engage à alléger
la dette de 19 pays
Le chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown, a annoncé que la Grande-Bretagne allégerait immédiatement la dette de 19 des pays les plus pauvres au monde.
Cette promesse intervient après que le Groupe des sept pays les plus riches de la planète s’est engagé à effacer jusqu’à 100 % de la dette des pays pauvres envers les institutions financières internationales.
Dans un courrier adressé aux responsables de la campagne de la société civile Make Poverty History, Brown parle de victoire majeure en évoquant la décision des ministres des Finances du G7, même si celle-ci est très en-deçà des propositions qu’il avait lui-même formulées dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
Environ 80 % de la dette des pays les plus pauvres est actuellement due à des IFI comme le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. L’allègement de la dette de ces 19 pays coûtera 50 millions de dollars à la Grande-Bretagne cette année.
Inde : ralentissement de
la croissance à 6,9 % en 2004
La croissance du produit intérieur brut (PIB) indien devrait s’établir à 6,9 % pendant l’année fiscale 2004 (qui s’achève le 31 mars 2005), contre 8,5 % un an plus tôt (chiffre révisé), en raison d’une moindre production agricole, selon des estimations gouvernementales.
Le gouvernement a estimé que le secteur agricole, qui produit plus d’un cinquième du PIB, enregistrera une progression limitée à 1,1 % sur l’année fiscale 2004, alors que le secteur manufacturier affichera une hausse de 8,9 %, a rapporté l’agence Press Trust of India.
Les secteurs de la finance, de l’immobilier et des assurances devraient enregistrer une croissance de 7,1 %, alors que ceux des services sociaux aux collectivités et aux personnes pourraient progresser de 6,0 %, selon le gouvernement.
Ce taux de croissance place l’Inde, quatrième économie d’Asie, nettement derrière la Chine, qui a affiché un taux de croissance de 9,5 % en 2004. Mais le pays peut toujours se targuer d’avoir l’une des économies au plus fort taux de croissance au monde.
Automobile : Pékin veut devenir
le 3e constructeur mondial
La Chine veut devenir cette année le troisième constructeur d’automobiles du monde en dépassant l’Allemagne, a rapporté hier l’Association chinoise de fabricants d’automobiles.
Actuellement numéro quatre mondial, la Chine s’attend à une augmentation de 20 % de sa production de voitures, camions et bus en 2005 à plus de six millions d’unités, selon les chiffres diffusés par le site Internet de l’association.
Cette performance en ferait le numéro trois mondial après les États-Unis et le Japon, mais devant l’Allemagne.
ventes d’automobiles en Chine ont ralenti l’an dernier, mais elles ont tout de même augmenté de 15,5 % à 5,07 millions de véhicules, après un gain de 34,2 % en 2003.
Selon des chiffres de l’agence Chine nouvelle, les États-Unis ont produit l’an dernier 11,96 millions de véhicules automobiles, suivis du Japon à 10,51 millions et de l’Allemagne à 5,57 millions.
BMW commence mieux
l’année que Mercedes
Le groupe automobile allemand haut de gamme BMW a mieux commencé l’année que son grand concurrent domestique Mercedes, avec une hausse des ventes de 10 % sur un an au mois de janvier, grâce aux nouveaux modèles, dont la Série 1, a-t-il annoncé hier.
Le mois dernier, le groupe (marques BMW, Mini, Rolls Royce) a vendu 81.804 voitures.
Sur la période, la marque BMW a vendu 64 785 véhicules, soit une hausse de 9,5 % sur un an, précise le groupe. BMW se félicite du succès de la Série 6, du tout-terrain X3 ainsi que de la montée en puissance de la nouvelle Série 1, dont il a vendu plus de 9 400 exemplaires le mois dernier. Mercedes fait face depuis de longs mois à des problèmes de fiabilité qui écornent son image, notamment auprès des consommateurs allemands.
Dernier avatar : il va fermer son usine principale en Allemagne à Sindelfingen (Sud-Ouest) à cause d’un problème technique sur une pompe à injection diesel, fournie par l’équipementier Bosch.
La Roumanie, première cible
des investisseurs hongrois
La Roumanie, où vivent 1,6 million de Hongrois, constitue la première cible des investissements directs étrangers en provenance de Hongrie, selon des statistiques officielles publiées hier à Budapest.
610 sociétés hongroises ont été créées en Roumanie lors des onze premiers mois de 2004, augmentant ainsi le total des sociétés magyares implantées dans ce pays à 4 948, selon le dernier rapport de l’Agence hongroise pour le développement du commerce et des investissements.
Au total, au cours de la période sous revue, la Hongrie a investi quelque 345 millions de dollars, se plaçant à la 12e place sur la liste des pays investisseurs en Roumanie.
Le premier investisseur hongrois en Roumanie est la société gazière et pétrolière Mol, suivie par la banque commerciale OTP.
Une amende menace
le système bancaire espagnol
Le Fonds de garantie des dépôts espagnol a averti hier que l’indemnisation de 1,12 milliard d’euros, qu’il est condamné à payer à l’ancien propriétaire d’une banque régionale mise sous tutelle il y a près de trente ans, met en péril le système bancaire national.
Le versement de l’amende « causerait un grave préjudice à tous les épargnants du système bancaire national », dont les dépôts « courraient un risque » si le FGD venait à entrer en crise, a affirmé l’organisme public dans un communiqué.
Le FDG, qui honore les engagements de cautions en cas de défaillance d’un établissement de crédit, a fait appel de la sentence dictée par le juge Ebile Nsefum du tribunal numéro 4 de Madrid. Le paiement de cette indemnisation « disproportionnée » aurait pour conséquence la décapitalisation du fonds, a-t-il prévenu.
Les indemnités sont destinées à Domingo Lopez, l’ancien propriétaire d’une banque régionale mise sous tutelle dans les années 1970, le Banco de Valladolid, rachetée en 1981 par Barclays.
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