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Actualités - Opinion

HOMMAGE Iskandar Ghanem, un grand vient de nous quitter

Quelle ne fut ma tristesse d’apprendre le décès du général Iskandar Ghanem, qui fut durant quatres ans commandant en chef de l’armée, servant la patrie sous les drapeaux pendant 41 ans puis tout au long de ses trente années de retraite. Il nous quitte ceint d’une auréole d’honnête homme, de chef exemplaire, menant une vie intensément active, dans une discrétion jamais démentie. Rarement chef fut aussi aimé, adulé, de tous ses subordonnés ou collaborateurs. Ce grand vient de partir en silence. Un silence des plus respectables. Malgré son âge, sa fin semble prématurée. Car c’est dans la plénitude de ses forces, de sa vitalité de jeune ancien, d’une énergie intacte, de calme pondéré, que la mort l’a éloigné des siens. Je le rencontrais chaque matin de bonne heure, effectuant sa marche rituelle d’un pas alerte et scandé, à faire envie aux plus jeunes. Il fut vraiment le chef. Entendre la tête. Ne reculant devant aucune responsabilité. Prenant à cœur les intérêts légitimes de ses subordonnés. Pendant son commandement, il a souvent été en butte aux attaques de politicards. Qu’il gênait par son comportement de droiture, courtoise mais ferme, défendant la légitimité et la légalité face à leurs manigances. Il laisse derrière lui de nombreux amis affligés qui lui vouaient respect et profonde affection. La place que le général Iskandar Ghanem avait prise parmi les dignes serviteurs de notre Liban se mesure aux regrets qu’il laisse dans leur cœur. Aux témoignages de sympathie qui affluent vers les siens meurtris. Puissent-ils trouver quelque consolation dans la certitude qu’il mérite le plus noble éloge que l’on puisse exprimer au sujet d’un chef : il fut ferme, probe, compétent, bienveillant. Fidèle citoyen, Libanais éminemment respectueux de la patrie. Authentique modèle d’une autorité, d’un pouvoir purs et responsables. Général François Genadry Ancien commandant de l’École militaire Ancien ministre
Quelle ne fut ma tristesse d’apprendre le décès du général Iskandar Ghanem, qui fut durant quatres ans commandant en chef de l’armée, servant la patrie sous les drapeaux pendant 41 ans puis tout au long de ses trente années de retraite.
Il nous quitte ceint d’une auréole d’honnête homme, de chef exemplaire, menant une vie intensément active, dans une discrétion jamais démentie. Rarement chef fut aussi aimé, adulé, de tous ses subordonnés ou collaborateurs.
Ce grand vient de partir en silence. Un silence des plus respectables. Malgré son âge, sa fin semble prématurée. Car c’est dans la plénitude de ses forces, de sa vitalité de jeune ancien, d’une énergie intacte, de calme pondéré, que la mort l’a éloigné des siens.
Je le rencontrais chaque matin de bonne heure, effectuant sa marche rituelle...